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Or : Reprise en douceur à londres mardi matin sous les 1800s

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(CercleFinance.com) - Au terme du fixing londonien matinal de ce mardi, le premier depuis la fin de la semaine dernière, l'once d'or cotait 1.791 dollars (+ 3 dollars par rapport au fixing de vendredi après-midi) et 1.243,49 euros (+ 0,6 euro).

Les principales places financières britanniques étaient effectivement closes hier, comme tel est le cas le dernier lundi du mois d'août. Le London Bullion Market, référence pour les échanges physiques d'or et d'argent, n'a pas échappé à la règle et n'a donc réouvert ses portes que ce matin.

“Sur le marché des matières premières, la semaine écoulée aura été une nouvelle fois phénoménale ! L'once d'or a enregistré un nouveau record historique à 1.912,05 en début de semaine avant de s'écrouler à 1.703,35 dollars (plus forte baisse journalière enregistrée depuis 1980) et finir la semaine proche des 1.800 dollars”, résumaient lundi matin les analystes Changes de Pictet & Cie.

Chez HSBC, on traduit ainsi le discours tenu vendredi à Jackson Hole par le patron de la Fed. Ben Bernanke n'a annoncé aucune mesure de soutien lors de son allocution, tout en soulignant l'affaiblissement de la conjoncture américaine et des problématiques de long terme, comme la faiblesse du marché immobilier et le vieillissement de la population. Et il a finalement conclu sur la prochaine réunion du FOMC, le comité de politique monétaire, prévue pour le 20 septembre et qui durera finalement deux jours au lieu d'un, “afin de laisser plus de temps à l'évocation d'un éventuel soutien monétaire” à l'économie.

Selon le négociant en métal fin suisse MKS Finance, “sans promettre de nouveaux assouplissements monétaires, [Ben Bernanke] a fait comprendre que 'la politique devait tenir compte des changements qui surviennent dans l'économie'”. Les intentions de la Fed devraient se préciser lors du prochain FOMC.

Le vif mouvement de correction, causé en partie par un relèvement sensible et consécutif des appels de marges sur les dérivés sur or en Chine et aux Etats-Unis, a cependant jeté le doute chez certains intervenants.

Ainsi Nick 'Metals' Moore, stratégiste Métaux chez la banque RBS, notait-il en fin de semaine dernière : “nous savons maintenant que l'or a un talon d'Achille et sa chute n'est pas sans rappeler le krach de 30% du prix de l'argent survenu en début d'année. (...) Quoi qu'il en soit, les paris sur le cours du métal ne sont plus désormais à sens unique”, concluait-il en faisant référence aux récentes et massives positions nettes longues sur le métal jaune.

Le fondeur-affineur allemand Heraeus n'est pas de cet avis. Certes, dans son dernier commentaire de marché, il indique lui aussi que la situation actuelle de l'or faisait penser à celle de l'argent en mai. Mais attention, ajoutait aussi le groupe de Hanau : “une chose est claire, aucun changement fondamental de tendance n'est en vue”.

Le Conseil mondial de l'or rappelait qu'au cours des sept premiers mois de l'année, les banques centrales ont été acheteuses nettes de 180 tonnes de métal, soit plus du double des achats constatés sur la même période en 2010. En outre, les acquisitions récentes de la banque centrale de Corée du Sud seront entreposées à Londres, ce qui permet notamment de réaliser des opérations de prêts (“gold lease”). A l'inverse, le Venezuela a annoncé son intention de rapatrier pour environ 11 milliards de dollars de barres d'or actuellement en compte auprès de banques européennes et américaines.

Signalons qu'hier, la banque privée helvétique Gonet & Cie, qui évoquait la 'chevauchée fantastique' de l'or, a rejoint la cohorte des prévisionnistes tablant sur un prochain débordement d'un seuil symbolique : selon eux, 'la barrière mythique des 2.000 dollars l'once pourrait bientôt tomber'.

“La faiblesse structurelle des monnaies scripturales, la forte demande des pays émergents et sa redécouverte par les investisseurs en tant qu'actif de diversification lui promettent un avenir brillant”, indique Gonet, qui ajoute que “même si des prises de profits sporadiques ne sont pas à exclure, l'or est loin d'avoir atteint un niveau de bulle.”

D'ailleurs, calculent les analystes, les avoirs des investisseurs ne sont composés d'or qu'à hauteur de 0,8% de leur encours, contre 2,8% en 1980, “ce qui est nettement insuffisant dans une optique d'optimisation. Les fonds de pension ne détiennent que 0,3% d'or”.

Cependant, l'encours de l'ETF aurifère SPDR Gold Shares s'est tassé d'environ deux tonnes vendredi soir à 1.230,80 tonnes, niveau qui était toujours le sien hier soir aux Etats-Unis.

D'un point de vue technique, les analystes de ScotiaMocatta soulignaient hier soir la baisse de 42 dollars enregistrée par l'once d'or lundi et sa clôture, sur le spot américain, à 1.785. “tant que les 1.833 résisteront, nous devrions voir l'once revenir sur les 1.704”, pronostiquent-ils, en identifiant le prochain support à proximité des 1.743.

Sur le marché au comptant, les 1.800 dollars ont été atteints brièvement ce matin, mais ils n'ont pu être tenus.

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