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Or : L'once se reprend dans le sillage des actifs à risque

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(CercleFinance.com) - Au terme du premier fixing du jour sur le marché de référence de Londres, l'once d'or de 31,10 grammes cotait 1.732 dollars (+ 19 dollars rapport au fixing d'hier après-midi) et 1.316,51 euros (+ 2,9 euros).

Après un sommet annuel de 1.759,5 dollars, le 3 février au matin, les derniers points bas constatés à Londres sont de 1.711,5 dollars (le 10 février) et de 1.713 dollars (hier après-midi). Ils ont été suivis de rebonds qui paraissent s'essouffler à mesure que le temps passe.

Triland Metals notait que le prix de l'or avait varié, hier, un peu comme les actions, au gré des rumeurs grecques positives, puis négatives, puis positives de nouveau. “La pression sur les prix pourrait se manifester à nouveau lorsque l'efficacité des mesures destinées à Grèce sera questionnée”, indique le courtier en métaux de Mitsubishi.

Chez MKS, le négociant en métaux fin helvétique qui contrôle également le fondeur PAMP, on soulignait cependant que la demande physique reste soutenue.

Chez BNP Paribas CIB, on se livrait récemment à une rétrospective. “Après une piètre fin d'année 2011, le prix de l'or a fortement rebondi au début de l'année 2012 à l'instar des actifs risqués” comme les actions, commentait le 15 février Anne-Laure Tremblay, stratégiste Métaux précieux pour BNP Paribas CIB.

Elle souligne que le “rally” de l'or est allé de pair avec “le solide appétit pour le risque dont témoigne ce début d'année 2012”. A preuve, le VIX, “l'indice de la peur” sur les actions du S&P 500 américain a sérieusement baissé ces derniers temps, et les écarts entre les écarts de CDS entre les emprunts d'Etat allemands et ceux des autres pays d'Europe se sont resserrés.

“Ce qui suggère que les investisseurs estiment que les problèmes souverains devraient rester contenus”. L'appétit aurifère a cependant été soutenu par l'opération massive de refinancement à trois ans (LTRO) menée par la BCE fin décembre ; par la prolongation par le Fed de sa période de taux très bas à fin 2014 ; par l'augmentation du volume de son “QE” par la Banque d'Angleterre puis par la nouvelle intervention de la Banque du Japon, la dernière en date. La tendance à l'augmentation de la taille des bilans des grandes banques centrales ne semble pas devoir s'arrêter. “Si à court terme, le prix de l'or pourrait subir une pression baissière, nous restons convaincus qu'à long terme, la tendance sera positive en raison de solides fondamentaux” (liquidités massives, taux d'intérêts réels faibles ou négatifs, demande de diversification et de la Chine), écrit la stratégiste. En conséquence, BNP Paribas CIB revise de 1.775 à 1.850 dollars l'once sa prévision moyenne pour 2012.

Revenons sur la dernière livraison de la revue trimestrielle “Gold Demand Trends” du Conseil mondial de l'or, cet organisme rassemblant parmi les plus grands mineurs d'or au monde qui organise aussi nombre d'ETF aurifères.

Certes, selon l'organisme, la demande de métal jaune a légèrement progressé de 0,4% en 2011 à 4.067,1 tonnes, soit 205,5 milliards de dollars de valeur marchande. Par catégorie de demande, celle destinée à l'investissement a crû de 5% sur l'année, tirée avant tout par l'appétit pour les lingots (+ 29% à 1.159,1 tonnes) et les pièces (+ 13% à 239,7 tonnes). La demande d'or à des fins d'investissement représentait donc 40,3% du total mondial en 2011, contre 38,7% en 2010. Cependant, la demande bijoutière, elle, a reculé de 3% à 1.962,9 tonnes.

En outre, durant le seul 4ème trimestre (T4), la demande globale de métal s'est tassée de 2%, la hausse sensible de la demande d'investissement (+19%) ne parvenant pas à contenir la baisse de la bijouterie (-15%). On signalera, par sous-catégorie et toujours au T4, que la demande de lingots a aussi baissé de 1% à 269 tonnes.

En effet, au T4, l'Inde a consommé 173 tonnes de métal contre près de 300 tonnes un an plus tôt, soit une chute de 42% ! La demande indienne est effectivement très sensible au prix car pratiquement tout le métal consommé est importé, qu'il est essentiellement destiné à la bijouterie (103 tonnes sur 173 au T4) et que la roupie indienne avait baissé l'an dernier sur le marché des devises.

Mais à l'inverse, en “Grande Chine”, la demande a continué de progresser sur la période (+2% à 201,6 tonnes), en dépit du fait que 140,4 de ces tonnes (+3%) soient destinées à la bijouterie.

Chez MKS, on retient que “la demande d'or de la Chine a atteint 769,8 tonnes en 2011, chiffre en hausse de 20% sur un an”.

Et les analystes Changes de Pictet & Cie, à Genève également, de pronostiquer :“la demande en or de la part de la Chine pourrait excéder celle de l'Inde en 2012”.

Signalons aussi que l'encours de lingots adossé au SPDR Gold Shares américain, le premier ETF aurifère au monde, a augmenté de 3 tonnes hier soir à 1.281,28 tonnes, son plus haut niveau depuis le 14 décembre.

D'un point de vue technique, les analystes de ScotiaMocatta conseillent de surveiller des supports désormais identifiés à 1.709 et 1.702 dollars. “Nous deviendrons baissiers court terme sur l'once si ces niveaux étaient enfoncés”, indiquent-ils. Résistance aux environs des 1.752 dollars.

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