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Option : Le DG de Boeing attendu au tournant après une année tumultueuse

Le DG de Boeing attendu au tournant après une année tumultueuseLe DG de Boeing attendu au tournant après une année tumultueuse

par Alwyn Scott et Andrea Shalal

(Reuters) - Le centenaire du groupe Boeing sera célébré cette année sous des augures mitigés et son nouveau directeur général, Dennis Muilenburg, va devoir rassurer les actionnaires mercredi après-midi quant aux résultats et à la stratégie du groupe dans le secteur militaire.

L'action Boeing a chuté à Wall Street la semaine dernière après l'annonce dans la presse de l'ouverture d'une enquête par les autorités boursières américaines sur certaines des méthodes comptables de l'avionneur -- annonce que ni l'entreprise, ni la Securities and Exchange Commission (SEC) n'ont confirmée.

Même après un léger rebond mardi qui se confirme en début de séance mercredi, l'action accuse un recul de 20% depuis le début de l'année.

De plus, le groupe a déclaré avoir accumulé plus de 30 milliards de coûts différés pour son Boeing 787, que certains analystes craignent de voir apparaître dans ses résultats sous forme de charges.

Lors de la conférence du groupe en Floride, où Dennis Muilenburg doit s'adresser aux investisseurs mercredi à partir de 15h00 GMT, plusieurs questions se posent donc au dirigeant.

D'un côté, les responsables du groupe clament que l'essor du secteur de l'aviation civile est là pour durer. Boeing a d'ailleurs annoncé mardi qu'il augmenterait de 20% les cadences de production du 787 d'ici l'été, pour en produire 12 par mois.

D'un autre, les incertitudes liées à la croissance mondiale et au prix bas du pétrole -- qui ne pousse pas les compagnies à renouveler leur flotte pour acheter des avions moins gourmands en kérosène -- ont persuadé certains analystes de la fin des années prospères du secteur.

Autre mauvais signe, une agence fédérale américaine a rejeté mardi la requête de Boeing qui contestait le contrat de 21,4 milliards de dollars (19,3 milliards d'euros) décroché par son concurrent Northrop Grumman pour mettre au point de nouveaux bombardiers, avec une option sur les 21 premiers avions.

La décision constitue un revers considérable pour les activités militaires du groupe, précédemment dirigées par Dennis Muilenburg, d'autant que la production des avions de chasse F-15 and F/A-18 doit toucher à sa fin dans les prochaines années.

Après avoir perdu le marché des avions de chasse F-35 face à son concurrent Lockheed en 2001, le groupe a eu du mal à trouver des acheteurs étrangers pour ce type d'avions. Le processus d'aval des autorités américaines pour la vente de F-15 au Qatar et de F/A-18 au Koweït étant au point mort, l'avionneur a dû mettre la main à la poche pour assurer la production.

Plus d'un milliard de dollars lui a en outre été prélevé en charges avant impôts sur ses avions de ravitaillement KC-46A, développés pour l'aviation américaine.

Pour compenser le ralentissement des ventes dans le secteur civil, Boeing a besoin de nouvelles acquisitions dans le domaine de la défense, estime Loren Thompson, consultant en affaires militaires à Washington. "Il est difficile de voir comment les revenus pourraient croître dans le futur, si ce n'est par une acquisition", a-t-il dit.

Dans le passé, le groupe a envisagé d'acquérir la branche américaine du britannique BAE Systems et même des parts de Northrop Grumman, mais ces intentions ne se sont jamais traduites par des offres en bonne et due forme, selon des sources proches des dossiers.

Dans l'aviation civile, Boeing dit prévoir une hausse de 6% du trafic passagers cette année, et les perspectives pour le marché des avions commerciaux restent solides.

Cependant, le groupe a déçu la semaine dernière en annonçant des livraisons en baisse cette année de son avion de ligne le plus vendu, le Boeing 737, à l'heure où son successeur, le 737 MAX, entre en production. Le déclin devrait être compensé en 2017, assure-t-il.

(Julie Carriat pour le service français, édité par Véronique Tison)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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