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Nokia : L'avertissement d'Ericsson plombe l'action Nokia

(Tradingsat.com) - L'action Nokia chute de près de 6% dans les premiers échanges ce mercredi à la Bourse de Paris. La raison? L'équipementier télécoms suédois Ericsson s'attend à ce que ses résultats se dégradent au troisième trimestre sous l'effet d'une conjoncture adverse dans le monde émergent et de la saturation du marché en Europe. Conséquence directe, son action, qui a perdu la moitié de sa valeur ces 18 derniers mois, s'enfonçait de plus de 17,5%, à 51 couronnes, peu après l'ouverture.

En pleine restructuration, Ericsson prévoitr une chute de ses ventes entre juillet et septembre de 14% sur un an, à 51,1 milliards de couronnes, plombées par la morosité de l'économie au Brésil, en Russie et au Moyen-Orient ainsi que par l'achèvement de projets de déploiement de réseaux mobiles à haut débit en Europe.

"Le résultat du troisième trimestre sera significativement plus faible que ce qu'escomptait l'entreprise. La tendance négative du marché observée au premier semestre, et caractérisée par une faible demande dans le haut débit mobile en particulier dans les pays sujets à une conjoncture macroéconomique morose, s'est accélérée", a expliqué Ericsson dans un communiqué.

Le résultat d'exploitation devrait ressortir à 300 millions de couronnes (contre 5,1 milliards au troisième trimestre 2015), déduction faite de provisions pour restructuration s'élevant à 1,3 milliard, ramenant la marge brute à 28% (-6 points de pourcentage), selon des comptes préliminaires. "La tendance actuelle devrait se confirmer à court terme", a averti Ericsson qui publiera ses résultats définitifs et audités le 21 octobre.

Pionnier de la téléphonie mobile, le groupe a abandonné la production de portables et bataille depuis le début des années 2000 pour maintenir son rang sur le marché des réseaux face à ses concurrents, Nokia et Alcatel-Lucent (qui ont fusionné), Siemens (un temps associé à Nokia) et plus récemment les chinois Huawei et ZTE. L'industriel peine à rebondir sur des marchés arrivés à maturité et fortement concurrentiels comme l'Europe et l'Amérique du Nord, à faible croissance économique comme l'Amérique du sud et la Russie, ou à l'arrêt comme la Chine.

Il s'est séparé cet été de son directeur général, Hans Vestberg, tenu responsable de l'investissement et du recrutement massifs opérés cependant que s'érodaient revenus et bénéfices. Ericsson a lancé un plan de réorganisation interne, ébauché sa réorientation stratégique et technologique et annoncé d'importantes économies dans l'administration et la production qui passeront par la suppression de 3.000 emplois en Suède d'ici la fin 2017.

"Les progrès continus réalisés dans la réduction de nos coûts ne compensent pas la baisse du chiffre d'affaires et des marges (...). Nous allons persévérer dans la chasse aux dépenses et ajuster nos coûts opérationnels au recul des volumes de ventes", a prévenu le président du groupe, Jan Frykhammar.

S.B. avec AFP


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