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News cl a : Rebekah brooks démissionne de news international

tradingsat

par Georgina Prodhan et Keith Weir

LONDRES (Reuters) - Nouvelle conséquence du scandale des écoutes téléphoniques, Rebekah Brooks a démissionné de son poste de directrice générale de News International, filiale britannique de News Corp, a annoncé vendredi le groupe de Rupert Murdoch, que l'affaire fragilise de part et d'autre de l'Atlantique.

La directrice de la branche britannique de News Corp, qui est âgée de 43 ans, paie à son tour le prix du scandale des écoutes illégales pratiquées par News of the World, l'hebdomadaire tabloïd dont l'ultime numéro a été publié dimanche.

Le magnat américano-australien des médias, qui a déjà dû renoncer à son projet d'acquisition totale du bouquet satellite BSkyB, a pourtant tenté de la protéger dans la tempête, au point de la présenter comme sa priorité première lorsqu'il a débarqué dimanche dernier à Londres pour tenter d'éteindre l'incendie.

Mais la situation était devenue difficilement tenable: Brooks, considérée comme l'une de ses plus proches conseillères et protégées, était rédactrice en chef de News of the World lorsque ont été commises certaines pratiques parmi les plus graves dénoncées depuis le début du scandale.

De nombreux journalistes qui ont brutalement perdu leur emploi du fait de la fermeture de NoW affirment que la décision d'en finir avec leur hebdomadaire ne visait qu'à protéger Brooks.

Dans la classe politique, plusieurs élus, de la majorité comme de l'opposition, réclamaient son départ. Même le Premier ministre, David Cameron, estimait cette semaine que sa démission se justifiait. "Il pense qu'il s'agit de la bonne décision", a réagi son porte-parole après l'annonce du départ de Brooks.

Ami de l'ex-directrice générale et de son mari, le chef du gouvernement est lui-même en difficulté dans cette affaire pour avoir recruté comme directeur de sa communication puis conseiller à Downing Street un ancien rédacteur en chef de News of the World, Andy Coulson, qui a démissionné depuis et fait l'objet de poursuites judiciaires.

"NOUS PRÉSENTERONS NOS EXCUSES À LA NATION"

"Ma volonté de rester sur le pont a fait de moi un point central dans le débat. Cela détourne à présent l'attention des efforts honnêtes que nous avons entrepris pour régler les problèmes du passé", écrit Rebekah Brooks dans un message au personnel de News International.

"Par conséquent, j'ai remis ma démission à Rupert et James Murdoch", ajoute-t-elle avant d'exprimer "un profond sentiment de responsabilité à l'égard des gens que nous avons heurtés".

Rebekah Brooks, qui a passé plus de vingt ans au sein du groupe de presse de Murdoch, sera remplacée par Tom Mockridge, qui occupait le poste de directeur général de Sky Italia.

"Je crois que Tom est la meilleure personne pour que la société connaisse un avenir radieux", a déclaré James Murdoch, le fils de Rupert Murdoch qui dirige les activités de News Corp en dehors des Etats-Unis.

"Nous présenterons nos excuses à la nation pour ce qui s'est passé", a également noté le fils Murdoch.

Le scandale porte sur des accusations de piratage, par News of the World et avec l'aide d'enquêteurs privés, des messageries téléphoniques de milliers de personnes - des protagonistes de faits divers, des vedettes, des proches de militaires tués en Afghanistan et même, peut-être, de responsables de la police - et d'avoir corrompu des policiers pour obtenir des scoops.

L'enquête a débuté en 2005 avec la publication dans le News of the World d'un article sur une blessure au genou du prince William. La famille royale avait alors soupçonné des écoutes téléphoniques et l'enquête de police avait abouti à la condamnation à des peines de prison, en janvier 2007, du correspondant du NoW chargé de l'actualité royale et d'un détective privé.

Mais de nouvelles révélations ont relancé l'affaire, qui touche également les Etats-Unis, où le groupe Murdoch, coté à Wall Street, est très implanté (il possède notamment la chaîne Fox, le Wall Street Journal et le tabloïd New York Post).

Le FBI a annoncé jeudi qu'il enquêtait sur de possibles piratages des messageries téléphoniques de victimes des attentats du 11-Septembre.

Avec Kate Holton, Benjamin Massot et Henri-Pierre André pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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