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Natixis : Natixis verrouille ses fonds propres avec bpce

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par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Natixis, dont le bénéfice net a crû de 13% au troisième trimestre, a indiqué mercredi avoir mis en place avec sa maison-mère, le groupe BPCE (Banque populaire-Caisse d'épargne), un mécanisme de renforcement de ses fonds propres.

La banque explique qu'avec ce mécanisme, qui sera mis en place début 2012, elle anticipe un ratio de fonds propres d'au-moins 10% à la fin de l'année et supérieur à 9% début 2013, date d'entrée en vigueur des nouvelles règles prudentielles de Bâle III.

Après les mesures de réduction de bilan annoncées en septembre par les grandes banques françaises, Natixis a aussi fait savoir qu'elle réduirait de 15 à 20 milliards d'euros supplémentaires ses besoins de financement d'ici fin 2013.

Elle entend dans le même temps vouloir réduire ses risques pondérés de 10 milliards d'euros supplémentaires d'ici fin 2013, principalement dans la banque de financement et d'investissement (BFI).

"L'adaptation portera principalement sur la BFI. C'est la prolongation de ce qui a été fait depuis deux ans", a souligné Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, lors d'une conférence téléphonique.

Pour ce faire, la banque fera preuve de "modération" dans sa politique de dividende, a aussi fait savoir son directeur général.

Compte tenu des mesures prises pour s'adapter aux difficultés que les banques traversent du fait de la crise de la zone euro, Natixis a laissé entendre qu'elle pourrait ajuster son objectif de rentabilité dans ses principaux métiers.

La banque a prévu d'atteindre un rendement des fonds propres supérieur à 12% sous Bâle III dans ses principales activités en 2012.

"On est en train de mettre en place toute une série de renforcements globaux des niveaux de fonds propres qu'on va allouer aux métiers. Donc, il va peut-être falloir qu'on le réajuste mais a priori il n'y a pas de raison de changer profondément l'ordre de grandeur de cet objectif", a déclaré Laurent Mignon.

La banque a toutefois confirmé son objectif de 6,7 milliards d'euros de revenus en 2012.

CRÉDIT FONCIER RENFLOUÉ À CAUSE DE LA GRÈCE

Au troisième trimestre, le bénéfice net de Natixis, qui a passé une nouvelle dépréciation de 40 millions sur la Grèce, ressort à 344 millions d'euros, sous les attentes du marché.

Ses résultats sont en baisse de 59% dans la banque de financement et d'investissement et de 60% dans ses métiers d'épargne (gestion d'actifs, assurance).

Le consensus réalisé par la rédaction de Reuters auprès de huit analystes tablait sur un résultat net de 354 millions d'euros, en hausse de 15%.

BPCE a de son côté rapporté un bénéfice net de 332 millions d'euros, en chute de 60% au troisième trimestre, qui se compare à un bénéfice net de 541 millions d'euros pour BNP Paribas et de 622 millions d'euros pour la Société générale.

Le groupe mutualiste indique avoir passé une dépréciation additionnelle de 507 millions d'euros sur la Grèce, ramenant à 332 millions d'euros son exposition à la dette souveraine grecque.

Cette exposition à la dette souveraine grecque est supportée par sa filiale Crédit Foncier, ce qui a contraint la banque à recapitaliser cette filiale à hauteur de 500 millions d'euros.

"Le Crédit Foncier porte effectivement l'essentiel de l'exposition du groupe sur ce souverain. Il a constaté une perte dans son arrêté des comptes", a expliqué Nicolas Duhamel, le directeur financier de BPCE.

"BPCE a consenti une avance d'actionnaire de 500 millions d'euros au Crédit foncier pour renforcer ses fonds propres", a-t-il ajouté.

A la Bourse de Paris, l'action Natixis, qui a été sortie de l'indice CAC 40 en septembre, a terminé mercredi la séance, avant la publication des résultats trimestriels, en baisse de 1,16% à 2,042 euros, surperformant toutefois l'indice bancaire européen (-3,72%).

Depuis le début de l'année, le titre a perdu 38% de sa valeur.

Edité par Gwénaëlle Barzic

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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