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Natixis : Lourde rechute des valeurs bancaires, l'incertitude grandit

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(Tradingsat.com) - Comme de coutume, à chaque coup de grisou sur marché parisien depuis de nombreuses semaines, les banques enregistrent les chutes les plus lourdes, reflet de l'inquiétude renforcée sur les risques qu'elles encourent du fait de leur exposition aux dettes souveraines des pays les plus fragiles de la zone Euro.

A la clôture vendredi soir, Crédit Agricole (-7,4% à 6,18 euros), Société Générale (-6,6% à 22,2 euros), et BNP Paribas (6,2% à 33,4 euros) monopolisent le podium des plus fortes baisses. Hors CAC 40, Natixis a perdu 4,5% à 2,7 euros, et Dexia -5,5% à 1,54 euro.

Si le marché parisien a littéralement décroché dans son ensemble après que le département américain du Travail a annoncé que les Etats-Unis n'avaient créé aucun emploi en août - alors que les économistes anticipaient entre 60 000 et 85 000 créations de postes dans le secteur non agricole -, les banques ont largement amplifié la dégringolade du marché sur de nouvelles informations inquiétantes en provenance de Grèce.

Hier, Evangelos Venizelos, le ministre des Finances grec, avait qualifié de « gaffe » le diagnostic d'une « dette hors de contrôle » émanant d'une commission parlementaire d'experts indépendants. Le même ministre a admis aujourd'hui que la Grèce ne tiendrait pas ses objectifs de réduction du déficit public en 2011 en raison de l'aggravation de la récession dans le pays.

Signe de la grande incertitude sur l'ampleur du retard pris par Athènes dans la réduction de son déficit budgétaire, les autorités grecques et les inspecteurs de l'Union européenne, du FMI et de la BCE ont d'ailleurs temporairement interrompu leurs pourparlers pour laisser le temps aux autorités grecques de mener à bien les travaux techniques liés au budget 2012 et aux réformes structurelles.

Aux yeux des investisseurs, ce flou important sur la situation grecque risque de donner raison au FMI et à sa présidente Christine Lagarde, qui estime que les banques européennes doivent se recapitaliser en urgence afin d'éviter une nouvelle crise financière dans un contexte de faible croissance économique et de crise exacerbée des dettes souveraines.

La polémique sur le niveau de provision que les banques doivent adopter sur l'exposition à la dette grecque n'en devient que plus pertinente. On rappelle que les banques françaises ont enregistré au deuxième trimestre 2011 des dépréciations limitées à 21 % de leur exposition aux titres d'Etat grecs, contre une dépréciation beaucoup plus lourde, de l'ordre de 50% appliquée par d'autres établissement financiers, comme Royal Bank of Scotland.

La différence s'explique par le fait que les banques françaises ont choisi d'évaluer la valeur des obligations grecques qu'ils détiennent par la méthode dite du "mark to model", qui consiste à estimer le prix d'un actif en fonction de modélisations financières. Alors que RBS a comptabilisé son exposition à sa valeur de marché.

La question devient encore plus préoccupante à l'échelle de l'ensemble des pays dit fragiles de la zone Euro. En effet, d'après une note de travail du FMI que le FInancial Times s'est procurée, les fonds propres « durs » des banques européennes seraient amputés de 200 milliards d'euros si celles-ci devaient comptabiliser leur exposition au risque souverain de six pays (Grèce, Irlande, Portugal, Italie, Espagne, Belgique) à leur valeur de marché…


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