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Natixis : Le Brexit serait "un saut dans l'inconnu", estime Natixis

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par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne serait "un saut dans l'inconnu", que les acteurs économiques anticipent en accélérant leurs opérations avant d'entrer dans la zone d'incertitude qui s'installera nécessairement à l'approche du référendum du 23 juin, constate le directeur général de Natixis.

"Les acteurs préfèrent réaliser leurs opérations avant le référendum anglais qu'après", rapporte Laurent Mignon dans un entretien accordé à Reuters, après la publication des résultats du premier trimestre de la filiale de banque d'affaires du groupe mutualiste BPCE.

Natixis a souffert durant les deux premiers mois de l'année, où la très forte volatilité des marchés a généré un attentisme important de ses clients, qui ont préféré reporter des opérations comme des émissions obligataires ou des acquisitions.

Comme ses consoeurs françaises, la banque a constaté depuis mars un redémarrage des opérations.

"Nous avons un contexte qui permet de faire des émissions de dettes obligataires ou d'appels aux marchés, on commence a revoir des projets d'acquisition et de développement, c'est propice au développement de nos métiers", souligne le patron de Natixis, pour qui cet environnement est menacé par le Brexit.

Dans un premier temps, le rapprochement de l'échéance électorale ne manquera pas de créer des tensions auprès des investisseurs.

"Cela va être un facteur qui, progressivement, dans les semaines qui viennent, va un peu déstabiliser ou en tout cas créer un peu de perturbation", analyse Laurent Mignon qui confie, à titre personnel, penser et espérer que les partisans du maintien dans l'UE l'emporteront.

LIMITER L'EXPOSITION AU STERLING

Dans le cas d'un Brexit, hypothèse envisageable selon certains sondages réalisés ces derniers jours, ce serait, selon les mots du dirigeant, "un saut dans l'inconnu" pour les marchés.

"Le marché a horreur de l'incertitude, si jamais l'on rentrait dans un scénario de Brexit, c'est forcément un élément d'incertitude et cela aura forcément un impact sur la volatilité des marchés, cela touchera l'ensemble du secteur financier et pas que", pronostique-t-il.

Natixis, pour se prévenir des risques de marché induits par un Brexit, prévoit de limiter au maximum des positions sur des actifs les plus susceptibles de pâtir de la victoire du camp pro-Brexit.

"On va s'assurer qu'aucune de nos activités ne soit très sensible à la variation du sterling par exemple", explique le patron, qui se montre philosophe sur l'impact qu'aurait un tel événement politique sur ses clients et son chiffre d'affaires.

"Si jamais cela arrivait, je pense que cela génèrerait une forme d'attentisme de nos clients pendant un certain temps et cela, on ne peut rien faire contre", observe Laurent Mignon, qui précise qu'au point de vue opérationnel, son établissement bancaire ne serait pas trop affecté.

"Notre présence est très faible en Angleterre et c'est une présence essentiellement d'activité de vente, donc nous ne sommes pas opérationnellement très sensibles".

(Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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