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Montupet : Le canadien Linamar propose de racheter le français Montupet

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par Pamela Barbaglia, Arno Schuetze et Matthieu Protard

LONDRES/FRANCFORT/PARIS (Reuters) - L'équipementier automobile canadien Linamar a officialisé jeudi son intention de racheter son concurrent français Montupet pour 771 millions d'euros.

Linamar, dont le projet de rachat est soutenu par Montupet, explique dans un communiqué proposer un prix de 71,53 euros par action en numéraire, offrant ainsi une prime de 15,5% par rapport au dernier cours de l'action.

Il reprendra en outre les 65 millions d'euros de dette du groupe.

Le conseil d'administration de Montupet a apporté son soutien à l'opération et la société a accepté de ne pas solliciter d'autres offres, a de son côté fait savoir Montupet.

A la Bourse de Paris, la cotation de l'action Montupet a été suspendue jeudi matin à la demande de l'entreprise, qui a indiqué en fin de journée la reprise des négociations sur son titre vendredi.

Au cours de clôture de mercredi à 61,93 euros, le groupe affiche une capitalisation boursière de 667 millions d'euros.

Des sources avaient dit mercredi à Reuters que Montupet, objet de rumeurs de rachat récurrentes depuis près d'un an, était en discussions avec Linamar.

"On sait bien que le segment des équipementiers est sous pression et des rapprochements y sont inévitables pour réduire les coûts de production et de R&D", souligne un gérant de portefeuille parisien. "Les conséquences du scandale Volkswagen et le ralentissement économique en Chine vont clairement accélérer ce mouvement."

Linamar a prévu de lancer son offre début décembre.

CROISSANCE EXTERNE

Montupet, qui est basé à Clichy, en banlieue parisienne, fournit des pièces de fonderie, essentiellement pour moteurs, à plusieurs grands constructeurs tels que PSA Peugeot Citroën, Volkswagen, Renault, BMW, General Motors et Ford.

Présent en France et dans plusieurs autres pays européens mais aussi au Mexique, il emploie plus de 3.200 personnes.

Ses dirigeants, qui possèdent environ 37% de la société, se sont dits cette année prêts à vendre leurs parts à un partenaire industriel actif dans le secteur automobile et connaissant les métiers de la fonderie.

Montupet est conseillé par les banques Oddo et Jefferies dans l'opération avec Linamar.

D'après les analystes de la banque d'investissement Berenberg, Montupet cherche à nouer une alliance industrielle dans le but de se développer en Chine.

Son président-directeur général, Stéphane Magnan, 64 ans, possède 11,69% du capital de l'entreprise tandis que les directeurs généraux délégués Marc Majus et Didier Crozet, respectivement 67 et 66 ans, ont une participation cumulée de 20,49%.

Montupet a fait état mercredi d'une hausse de 19% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, à 119,9 millions d'euros, et a confirmé s'attendre à une forte progression de ses ventes au second semestre.

L'équipementier avait indiqué fin septembre ne pas être affecté par les problèmes du groupe Volkswagen, qui a reconnu avoir manipulé les tests sur les émissions polluantes de ses véhicules diesel aux Etats-Unis.

De son côté, Linamar, dont la capitalisation boursière s'élève à environ 3,7 milliards de dollars (3,23 milliards d'euros), a souvent eu recours aux opérations de croissance externe pour se développer à l'international.

Il a acquis l'an dernier une participation majoritaire dans l'équipementier allemand Seissenschmidt.

Un rapprochement avec Montupet lui permettra de rivaliser avec des concurrents de plus grande taille tels que l'allemand ZF Friedrichshafen, qui a avalé en 2014 l'américain TRW Automotive Holdings pour donner naissance au deuxième équipementier automobile mondial par le chiffre d'affaires.

Une autre entreprise canadienne, Magna International, a mis la main en juillet sur l'équipementier allemand Getrag pour 1,75 milliard d'euros.

(Avec Alexandre Boksenbaum-Granier et Andrew Callus à Paris, Allison Martell à Toronto et Emiliano Mellino à Londres, édité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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