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Metropole tv : Le marché pub devrait à nouveau reculer en 2013, selon m6

Le marché pub devrait à nouveau reculer en 2013, selon m6Le marché pub devrait à nouveau reculer en 2013, selon m6

PARIS (Reuters) - Le marché publicitaire de la télévision en France devrait connaître une nouvelle baisse l'an prochain après un repli déjà attendu pour cette année, a déclaré mercredi le président du directoire de M6 Nicolas de Tavernost.

Lors d'une rencontre avec des journalistes, il a estimé que le secteur de la télévision française risquait de connaître des problèmes de financement dans les trois années à venir, en raison de l'augmentation du nombre de ses acteurs dans un marché publicitaire tendu.

"Nous prévoyons une baisse relativement significative en 2013", a-t-il expliqué à propos des investissements publicitaires à la télévision, ajoutant que l'année 2012 devrait déjà se terminer par un repli.

Les recettes publicitaires des chaînes devraient ainsi s'établir aux environs de 3,3 milliards d'euros cette année, contre 3,496 milliards en 2011.

La chaîne concurrente TF1 a également fait état d'un marché publicitaire dégradé, son PDG Nonce Paolini ayant estimé mi-septembre que la tendance au deuxième semestre s'annonçait dans la lignée du premier qui s'était traduit par un recul de 5,9% des recettes de sa chaîne vedette.

Dans ce contexte, l'arrivée programmée de six nouvelles chaînes sur la TNT en décembre et l'offensive du groupe de télévision payante Canal+ (groupe Vivendi) dans le gratuit risquent de créer des difficultés, a pronostiqué le dirigeant de M6.

"La télévision va devenir un sujet de préoccupation à l'instar du marché des télécoms", a-t-il prévenu, battant en brèche l'idée selon laquelle un accroissement de l'offre télévisuelle serait susceptible de susciter une demande supplémentaire des annonceurs.

M6 VEUT ÊTRE INDEMNISÉ POUR SA CHAÎNE BONUS

Entre 2006 et 2011, le marché publicitaire de la télévision est resté stable alors que l'offre de chaînes a été multipliée par trois dans le même temps, a-t-il souligné.

Si la suppression de la publicité sur France Télévisions après 20h00 a permis d'éviter un effondrement du marché pendant cette période, l'augmentation à venir du nombre d'acteurs met en péril l'équilibre du secteur, a-t-il jugé.

"La France avec ce marché publicitaire n'a pas les moyens de financer 25 chaînes de télévision gratuites correctes", a-t-il expliqué, pronostiquant des plans sociaux ainsi que des difficultés au niveau de la production de contenus.

Face à ces perspectives, le dirigeant du groupe de télévision, qui contribuera lui-même à l'augmentation de l'offre de chaînes avec le lancement de 6Ter en décembre, milite pour un assouplissement des règles encadrant la publicité à la télévision.

Il plaide également pour la suppression du taux de TVA réduit dont bénéficient les services de télévision payants par rapport à leurs équivalents gratuits, une "niche fiscale" qui représente selon lui 500 millions d'euros.

Nicolas de Tavernost a par ailleurs indiqué que son groupe allait demander une indemnisation financière en compensation de la non-obtention de sa "chaîne bonus", confirmant des informations du quotidien Les Echos.

La loi prévoyait l'octroi aux historiques TF1, M6 et Canal+ des canaux dits compensatoires en contrepartie de l'extinction du signal analogique en France mais face à l'hostilité des autorités européennes, le gouvernement a décidé de ne pas les attribuer.

Le préjudice serait estimé par la chaîne aux environs de 100 millions d'euros.

Gwenaelle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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