Bourse > Maroc telecom > Maroc telecom : Vivendi va négocier avec Telefonica la vente de GVT
MAROC TELECOMMAROC TELECOM IAM - MA0000011488IAM - MA0000011488
12.540 € -0.32 % Temps réel Euronext Paris
12.580 €Ouverture : -0.32 %Perf Ouverture : 12.630 €+ Haut : 12.500 €+ Bas :
12.580 €Clôture veille : 1 001Volume : +0.00 %Capi échangé : 11 024 M€Capi. :

Maroc telecom : Vivendi va négocier avec Telefonica la vente de GVT

Vivendi va négocier avec Telefonica la vente de GVTVivendi va négocier avec Telefonica la vente de GVT

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Vivendi a annoncé jeudi l'ouverture de négociations exclusives avec l'opérateur espagnol Telefonica pour lui céder sa pépite brésilienne GVT, aux dépens de Telecom Italia qui avait présenté une offre rivale.

Le conglomérat vieux de 160 ans est ainsi en passe d'achever sa mue en groupe de médias et de divertissement en se délestant de son dernier actif dans les télécoms après avoir successivement vendu Maroc Telecom et SFR dans le cadre d'une revue de portefeuille qui aura duré plus de deux ans.

Candidat malheureux au rachat de GVT en 2009, Telefonica pourrait quant à lui tenir sa revanche après avoir amélioré son offre initiale à 7,45 milliards d'euros, au-dessus des 7 milliards proposés par son rival Telecom Italia.

L'ancien monopole italien apparaît comme le grand perdant de la recomposition annoncée des télécoms au Brésil, où son opérateur mobile Tim Participações comptait sur un mariage avec GVT pour lui fournir un réseau dans le fixe.

"L'offre de Telefonica répond le mieux aux objectifs stratégiques et financiers du groupe", explique Vivendi dans un communiqué, en soulignant que le prix proposé par l'espagnol ferait apparaître une plus-value de plus de 3 milliards.

Vivendi avait essayé sans succès en 2013 de céder sa filiale acquise en 2009 mais n'avait pas trouvé de candidat acceptant de payer le prix qu'il demandait.

La vente de GVT devrait faire entrer 4,66 milliards dans les caisses de Vivendi, qui pourrait en outre obtenir 12% du capital de la nouvelle entité brésilienne issue de la fusion de GVT et de Vivo, le numéro un du mobile dans le pays.

Telefonica offre aussi à Vivendi une option lui permettant de convertir une partie de cette participation en titres Telecom Italia à hauteur de 5,7% du capital et 8,3% des droits de vote. Telefonica est indirectement le plus gros actionnaire de Telecom Italia, avec lequel il entretient des relations tendues.

Dans son communiqué, Vivendi, qui détient la maison de disque Universal et le groupe de télévision Canal+, souligne d'ailleurs que s'il souhaite se développer dans les médias et les contenus via la croissance organique, il n'exclut pas des prises de participations minoritaires pour distribuer ses contenus.

PORTEFEUILLE DE PARTICIPATIONS TÉLÉCOMS

Selon deux sources au fait du dossier, il est probable que Vivendi exerce l'option lui permettant de monter au capital de Telecom Italia.

Le groupe détiendrait alors un portefeuille de participations dans des actifs télécoms au Brésil, en Italie mais aussi en France avec les 20% qu'il doit conserver dans la future entité SFR-Numericable, soit autant de plates-formes de distributions potentielles pour ses contenus, a expliqué l'une des sources.

Dans sa proposition, Telefonica propose par ailleurs à Vivendi un partenariat dans les contenus, qui constitue un autre débouché potentiel.

Selon l'une des sources, le conseil de surveillance du conglomérat, présidé depuis juin par l'entrepreneur Vincent Bolloré, s'est prononcé à l'unanimité en faveur de Telefonica, moins d'un mois après la première marque d'intérêt officielle pour GVT.

Le groupe a parallèlement publié ses résultats du premier semestre, qui ressortent globalement conformes aux attentes des analystes.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 5,546 milliards d'euros, en baisse de 3,5% à données publiées, tandis que le résultat opérationnel ajusté est ressorti à 626 millions, en repli de 8,8%.

Le résultat net part du groupe a bondi de près de 85% à 1,9 milliard, gonflé par la série de cessions mises en oeuvre par le groupe ces derniers mois.

Vivendi a indiqué avoir inscrit une provision de 48 millions d'euros liée à la restructuration de son service allemand de vidéos en ligne Watchever.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...