LONDRES (Reuters) - Les cours du brut sont volatils et indécis lundi, les investisseurs hésitant entre la publication d'une baisse des importations chinoises en novembre et les assurances données par les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en vue de réduire leur production.
A 10h50 GMT, le contrat février sur le brut léger américain gagnait 21 cents, soit 0,5%, à 42,56 dollars le baril et le Brent cédait 9 cents (-0,09%) à 43,93 dollars.
Le Brent reste plus cher, de plus de 1,37 dollar, que le WTI, ce qui constitue une inversion de la tendance habituelle des marchés, et certains investisseurs estiment que le creux de la vague a peut-être été atteint par le baril de mer du Nord.
"En ce qui concerne le Brent, il est fort probable que le point bas ait été touché", estime Christopher Bellew de Bache Commodities. "Beaucoup de mauvaises nouvelles sont déjà prises en compte dans les cours."
En Chine, deuxième pays consommateur au monde, les importations sont tombées en novembre à un plus bas de l'année et les raffineurs réduisent leur activité en raison de l'importance des stocks comparée à la faiblesse de la demande.
Les ministres du Pétrole de l'Opep se sont par ailleurs engagés dimanche à respecter leur promesse d'une réduction de la production, alors que de nombreux observateurs avaient fait part de leurs doutes quant aux intentions réelles de certains pays producteurs.
L'Arabie Saoudite a redit que l'objectif du cartel était de stabiliser les prix du brut, tandis que le Koweït a indiqué qu'il était persuadé que les membres de l'Opep s'en tiendraient aux principes décidés lors de leur dernière réunion à Oran où une réduction de 2,2 millions de barils par jour a été consacrée.
Jane Merriman, version française Nicolas Delame
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