FRANCFORT/MOSCOU (Reuters) - Gazprom, premier groupe mondial de gaz naturel, annonce la cession à l'allemand E.ON d'une participation dans un gisement gazier sibérien en échange de 5,5 milliards de dollars de ses propres actions.
Gazprom, qui possède les plus importantes réserves gazières du monde, récupère 3% de ses propres actions dans le cadre de l'accord avec E.ON, espérant faire une bonne affaire après avoir vu le cours de son action chuter de moitié entre la mi-mai et la mi-septembre sur fond de crise boursière.
E.ON, numéro deux européen des services collectifs, obtiendra un quart du gisement gazier de Ioujno Rouskoïe moins une action et conservera encore 3,5% de Gazprom après la transaction.
Gazprom parie sur une remontée de son cours de Bourse. Le groupe a estimé que la hausse des cours du pétrole lui permettra de devenir à terme l'entreprise la plus puissante du monde, avec une capitalisation de plus de 1.000 milliards de dollars contre 183 milliards actuellement.
Pour E.ON, le gisement représente une nouvelle activité en Russie. Il doit vendre le gaz produit dans le champ à Gazprom, qui détient un monopole sur les exportations de gaz depuis son pays. E.ON ne peut pas exporter le gaz directement à ses clients en Europe.
E.ON est le deuxième groupe à rejoindre Gazprom dans l'exploitation du gisement, qui produit du gaz depuis la fin de l'année dernière. BASF avait pris une participation de 35% moins une action en avril 2006.
L'action Gazprom perdait en fin de journée 3,5%, tandis qu'E.ON cédait 2,1%.
Version française Danielle Rouquié et Cyril Altmeyer
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