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Wall street : Net repli mais le pire est pour le moment évité

lundi 15 septembre 2008 à 17h52
BFM Bourse

(CercleFinance.com) - Face au naufrage de Lehman Brothers, le rachat en catastrophe de Merrill Lynch par Bank of America et les craintes d'une contagion à l'ensemble de la sphère financière, - la survie d'AIG étant également en question - , Wall Street a plié mais n'a pas rompu, les grandes banques centrales tentant de rassurer les investisseurs en injectant des liquidités.

Les banques centrales occidentales ont ainsi commencé dès ce week-end à ouvrir toutes grandes les vannes des liquidités (la BCE aurait alloué pas moins de 30MdsE ce lundi) et la FED -c'est une grande première historique- accepte de prendre en pension des lignes d'emprunts de catégorie inférieure à 'AAA+' et même des actions cotées.

Tout est fait pour amortir l'onde de choc de la mise en faillite de Lehman. Mais au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones perd 1,8% à 11 211 points, tandis que le Nasdaq se replie de 1,5% à 2 228 points, le S&P chutant pour sa part de 2% à 1 225 points.

Lehman Brothers a de fait été placé sous le ' chapitre 11 ' de la loi américaine des faillites, les prétendants à son rachat, le britannique Barclays et d'autre part Bank of América, ayant jeté l'éponge. Le gouvernement américain a par ailleurs refusé d'engager des fonds publics pour sauver l'établissement bancaire...

Bank of América a dans la foulée annoncé le rachat de Merril Lynch pour 50 milliards de dollars.

De plus, l'assureur américain AIG (qui chute de 45% ce lundi, après plus de 30% vendredi) aurait sollicité un crédit relais de 40 milliards de dollars auprès de la Reserve Federale américaine, alors qu'il est susceptible d'être dégradé par les agences de notations.

Ces dernières menacent de dégrader le géant mondial de l'assurance dès ce lundi, ce qui mettrait en péril son activité, selon le New York Times, qui ajoute qu'AIG ne survivrait pas plus de 48 à 72 heures à ce type de décision.

Pour Alan Greenspan, l'ex tout puissant patron de la Fed, il s'agit tout simplement d'un ' choc structurel sans précédent depuis 1929'.

Seul point positif, le débouclement des positions spéculatives sur les dérivés pétroliers provoque l'effondrement de -4% du prix du baril à 96,92 dollars, malgré les dégâts causés par l'ouragan Ike.

Les nouvelles macroéconomiques aux Etats-Unis n'ont par contre pas rassuré.

L'activité de l'industrie dans l'État de New York est repartie à la baisse en septembre selon la Réserve fédérale de New York, dont l'indice d'activité industrielle 'Empire State' est en effet ressorti à -7,4 ce mois-ci, contre + 2,8 en août.

La production industrielle américaine a également diminué de 1,1% au mois d'août, a annoncé ce lundi la Réserve fédérale. Par rapport au mois d'août de l'année précédente, l'indice a reculé de 1,5%. De plus, l'indice de la production industrielle a été légèrement révisé en baisse pour le mois de juillet à +0,1%, contre +0,2% en estimation initiale.

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