(CercleFinance.com) - Les marchés continuent de subir la secousse provoquée par la crise du secteur financier américain, avec notamment le rachat de Merrill Lynch par Bank of America, la mise en faillite de Lehman Brothers et la mise en place d'un fonds de réserve et de soutien d'un montant de 70 milliards de dollars par 10 des plus grandes banques mondiales.
Vers 15h50, le CAC40 plongeait de 4,5% à 4 140 points. Ailleurs en Europe, le DAX ne chutait 'que' de 4% et le FTSE dégringolait de 4,8%. La palme de la plus forte baisse revient cependant à Zürich, avec un SMI en chute de 5,3%. Sur les tout premiers échanges à Wall Street, le Dow Jones perd 0,9% et le Nasdaq 1,7%.
'C'est un choc structurel sans précédent depuis 1929', et ce constat n'émane pas de chroniqueurs amateurs de titres à sensation, mais bien d'Alan Greenspan, l'ex tout puissant patron de la FED qui a tant contribué au gonflement de la bulle du crédit qui vient d'éclater 18 mois auparavant et ne cesse de produire une série d'explosions dévastatrices depuis février 2007 (puis surtout depuis janvier 2008).
Avec la faillite de Lehman, le rachat en catastrophe de Merrill Lynch par Bank of America puis la désintégration d'AIG -le 1er assureur mondial- en préouverture à Wall Street, le sol semble se dérober sous les pieds des investisseurs sur l'ensemble de la planète.
Et comme tout est lié, le débouclement des positions spéculatives sur les dérivés pétroliers provoque l'effondrement de 5,5% du prix du baril à 95,6 dollars. Cet aspect 'technique' pèse bien plus que l'anticipation d'un ralentissement économique comparable à ce qu'avait connu le Japon au début des années 90 dans des conditions de krach du système bancaire comparable à ce que connaissent les établissements de crédit US en ce moment même.
Les nouvelles macroéconomiques du jour ne sont en outre guère de nature à contredire la tendance. Ainsi, l'activité de l'industrie dans l'Etat de New York est repartie à la baisse en septembre selon la Réserve fédérale de New York, dont l'indice d'activité industrielle 'Empire State' est en effet ressorti à -7,4 ce mois-ci, contre + 2,8 en août.
La production industrielle américaine a diminué de 1,1% au mois d'août, a annoncé ce lundi la Réserve fédérale. Par rapport au mois d'août de l'année précédente, l'indice a reculé de 1,5%. De plus, l'indice de la production industrielle a été légèrement révisé en baisse pour le mois de juillet à +0,1%, contre +0,2% en estimation initiale.
Sur le plan des valeurs à Paris, c'est tout naturellement les valeurs financières qui pâtissent le plus de la situation : toutes enregistrent des baisses à deux chiffres et trustent les cinq dernières places du classement. Crédit Agricole plonge ainsi de 14,6%, Société Générale de 12,7%, Dexia de 11,8%, BNP Paribas de 11,6% et Axa de 11,4%.
Seul STMicroelectronics parvient à surnager en terrain positif, avec un gain de 0,6%.
Sur le SBF120, NicOx grimpe de 18% après avoir annoncé les premiers résultats positifs de la seconde étude de phase 3 sur le naproxcinod chez 1020. Cette étude porte sur des patients souffrant d'arthrose du genou (étude 302).
À l'instar des autres valeurs financières, Natixis accuse un repli de 12,3% ce lundi.
Copyright (c) 2008 CercleFinance.com. Tous droits réservés.