(CercleFinance.com) - Après un week-end pour le moins tumultueux, voire désastreux, marqué par la faillite de Lehman Brothers, le rachat en catastrophe de Merrill Lynch par Bank of America et des inquiétudes croissantes concernant la survie de l'assureur AIG..., Wall Street s'apprête à ouvrir dans une ambiance de crise...
Une demi-heure avant l'ouverture, le contrat futur sur le S&P 500 se replie de 42,75 points à 1214,50 points, tandis que le Nasdaq 100 Future lâche44,25 points à 1 735,25 points.
Lehman Brothers a en effet demandé cette nuit à être placé sous le ' chapitre 11 ' de la loi américaine des faillites, les prétendants à son rachat, le britannique Barclays et d'autre part Bank of América, ayant jeté l'éponge. Le gouvernement américain a par ailleurs refusé d'engager des fonds publics pour sauver l'établissement bancaire...
Bank of América a dans la foulée annoncé le rachat de Merril Lynch pour 50 milliards de dollars.
De plus, l'assureur américain AIG aurait sollicité un crédit relais de 40 milliards de dollars auprès de la Reserve Federale américaine, alors qu'il est susceptible d'être dégradé par les agences de notations.
Ces dernières menacent de dégrader le géant mondial de l'assurance dès ce lundi, ce qui mettrait en péril son activité, selon le New York Times, qui ajoute qu'AIG ne survivrait pas plus de 48 à 72 heures à ce type de décision.
Pour Alan Greenspan, l'ex tout puissant patron de la Fed, il s'agit tout simplement d'un ' choc structurel sans précédent depuis 1929'.
Pour faire face à ce séisme, la Reserve Federale a tenté d'allumer des contre-feux, avec la prise en pension des actifs à la solidité très incertaine en l'échange de liquidités destinées à colmater les brèches dans l'urgence.
L'objectif est d'octroyer des liquidités aux établissements financiers qui ont conclu des opérations sur les dérivés ou prêté de l'argent sous une forme ou une autre à Lehman et qui ne peuvent plus espérer être réglés avant que la protection du 'chapitre 11' (Loi américaine sur les faillites) soit levée.
Seul point positif, le débouclement des positions spéculatives sur les dérivés pétroliers provoque l'effondrement de -5% du prix du baril à 95,99 dollars, malgré les dégâts causés par l'ouragan Ike.
Sur le terrain macroéconomique, il faudra tout de même surveiller à 15h 15 la publication de la production industrielle aux Etats, après l'annonce d'un repli de l'indice Empire State de la Fed de New York qui est descendu à - 7,4 en septembre contre + 2,8 en août.
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