NEW YORK (Reuters) - Les valeurs américaines ont fini en ordre dispersé, les investisseurs tergiversant face aux nouvelles en demi-teintes publiées par les grands noms de la cote, malgré le facteur positif constitué par le reflux des cours du pétrole.
L'indice Dow Jones a fini en hausse de 0,44% ou 49,91 points à 11.496,57 points, tandis que le Standard & Poor's 500 était stable (+0,03% ou 0,36 point) à 1.260,68 points et que le composite du Nasdaq abandonnait 1,28% ou 29,52 points à 2.282,78 points.
Sur la semaine, le Dow a gagné 3,55%, le S&P 1,7% et le Nasdaq 1,95%.
Certains grandes sociétés, comme l'établissement financier Citigroup ou IBM, ont publié des résultats jugés encourageants, d'autres, notamment aux technologiques, ont au contraire déçu, comme Google et Microsoft.
"Aujourd'hui, on est face à un marché très partagé entre les financières et les technologiques. Les financières sont orientées à la hausse en raison des chiffres positifs de Citigroup, mais on a eu quelques grosses déceptions aux techs, ce qui est inquiétant", résume Paul Nolte, directeur de l'investissement chez Hinsdale Associates.
Au total, au deuxième trimestre, les résultats des sociétés composant l'indice S&P 500 devraient avoir reculé de plus de 17% estiment les analystes. Les trois mois avril-juin devraient être le quatrième trimestre de baisse des résultats des valeurs du S&P 500. Il s'agira alors de la plus longue période de baisse depuis six ans, selon les études de Thomson Reuters.
Du côté des nouvelles positives, Citigroup a bondi de 7,68% à 19,35 dollars, entraînant le secteur financier dans son ensemble, après l'annonce d'une perte trimestrielle de 2,5 milliards de dollars, inférieure aux attentes du marché.
L'indice S&P des financières a gagné 1,1%
GOOGLE DÉGRINGOLE
Même la banque d'affaires Merrill Lynch a finalement réussi à se redresser en Bourse après avoir perdu du terrain au lendemain de résultats trimestriels marqués par une perte de près de cinq milliards de dollars et un plan de cessions d'actifs de huit milliards. Merrill Lynch a fini sur un léger gain de 0,59% à 30,91 dollars.
Toujours dans le secteur financier, le géant du refinancement des crédits immobiliers Freddie Mac a gagné 10,2% à 9,18 dollars.
L'indice S&P des banques régionales a en revanche perdu 0,82%.
Les technologiques ont pâti de la publication des résultats de Microsoft et Google.
Une exception tout de même : IBM s'est adjugé 2,66% à 129,89 dollars après avoir publié jeudi un bénéfice trimestriel nettement supérieur aux attentes et relevé ses prévisions pour l'ensemble de l'année
Microsoft a perdu plus de 6% à 25,86 dollars. Le numéro un mondial des logiciels a publié jeudi un bénéfice trimestriel et des prévisions inférieurs aux attentes de Wall Street en invoquant un climat "difficile"
Google a perdu 9,8%, à 481,32 dollars, sa plus forte baisse en pourcentage depuis l'introduction du moteur de recherche en Bourse en 2004. Alors que plusieurs grands noms de l'internet ont souffert du ralentissement de l'économie américaine, les investisseurs espéraient voir Google échapper à cette tendance et confirmer sa capacité à dépasser le consensus trimestre après trimestre.
Advanced Micro Devices (AMD), qui a publié jeudi sa septième perte nette trimestrielle consécutive, a fini en baisse de 12,26% à 4,65 dollars.
Manpower a abandonné 15,29% à 47,55 dollars. L'agence d'intérim a publié vendredi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes tout en soulignant que ses activités ralentissaient en Europe occidentale et notamment en France, son premier débouché.
Version française Danielle Rouquié
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