LONDRES (Reuters) - Les actionnaires existants de Barclays ont souscrit à hauteur de 19% des actions nouvelles émises par la banque britannique, ce qui implique que la plus grande partie des fonds ainsi levés sera apportée par des nouveaux investisseurs, le Qatar en premier lieu.
Les investisseurs étrangers, du Qatar, de Japon, de Chine ou d'ailleurs, détiendront plus de 40% du capital de la banque alors qu'ils en possédaient le tiers à peu près avant l'augmentation de capital.
Cette augmentation de capital a représenté 4,5 milliards de livres (5,7 milliards d'euros) et Barclays souhaitait que les actionnaires existants puissent acheter des titres dans les mêmes conditions, soit à un prix de 282 pence pièce. Mais l'action a été inférieure à ce prix durant la plus grande partie de la semaine, ce qui n'était pas très incitatif.
Les actionnaires ont souscrit à hauteur de 267,1 millions d'actions, ce qui est un peu moins que prévu et ce qui implique que les nouveaux venus prendront les 1,14 milliard de titres restants.
Les investisseurs qataris auront un peu plus de 8% de Barclays, la China Development Bankl Bankautour de 3%, la holding de Singapour Temasek de 2,5 à 3% et la banque japonaise SMFG dans les 2% environ.
Plusieurs fonds spéculatifs ont également appuyé la levée de fonds de Barclays, comme GLG Partners, Och-Ziff, Lansdowne et
CQS.
Barclays compte consacrer la moitié environ des fonds recueillis à renforcer ses fonds propres et l'autre moitié à faire de nouvelles affaires.
D'autres banques britanniques, mises à mal comme Barclays par la crise du subprime puis par la crise générale du crédit, ont également fait appel au marché avant elle, telle Royal Bank of Scotland, qui a levé 12 milliards de livres, et HBOS, qui pense récolter quatre milliards de livres.
A 8h15 GMT, l'action Barclays perd 2,25% à 288,45 pence, les bancaires européennes étant d'une manière générale en baisse après les résultats publiés jeudi par Merrill Lynch.
Mark Potter et Steve Slater, version française Wilfrid Exbrayat
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