NEW YORK (Reuters) - Les cours du pétrole ont chuté de plus de cinq dollars jeudi sur le marché new-yorkais, sous 130 dollars le baril, confirmant ainsi le repli provoqué par les inquiétudes pour la demande américaine et par les signes d'apaisement relatif des tensions entre l'Iran et l'Occident.
A l'heure de la clôture du New York Mercantile Exchange, (Nymex), le contrat août sur le brut léger américain perdait 5,01dollars, soit 3,72%, à 129,59 dollars le baril et le Brent cédait 4,42 dollars (-3,25%) à 131,39 dollars.
Le brut léger a ainsi chuté de près de 18 dollars, soit 12%, par rapport à son record historique de 147,27 dollars, qui ne remonte pourtant qu'à vendredi dernier. Le marché pétrolier a ainsi subi en pourcentage son recul le plus marqué sur trois séances depuis décembre 2004.
En dépit de ce repli, le baril affiche encore une hausse d'environ 30% depuis le début de l'année et son prix représente plus de six fois son niveau de 2002.
Pour les professionnels du marché pétrolier, la baisse de cette semaine s'explique en premier lieu par les craintes de voir les turbulences financières et le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis se traduire par un recul de la demande de carburants de la première économie mondiale.
"Les consommateurs sont pris en étau entre la hausse des prix des matières premières et la baisse des salaires réels. Le résultat final, c'est une chute générale de la demande", résume Peter Beuterl, président de Cameron Hanover.
Les statistiques publiées mercredi par les autorités américaines de l'énergie ont montré que la demande de produits pétroliers s'était située, ces quatre dernières semaines, 2% en dessous de son niveau de l'an dernier à la même époque, l'envolée des prix à la pompe pesant visiblement sur la consommation.
Autre facteur de baisse des cours: les récents signes d'apaisement sur le dossier du nucléaire iranien, qui réduisent la "prime géopolitique" accordée par le marché au baril.
Les Etats-Unis ont annoncé mercredi l'envoi d'un émissaire ce week-end à Genève pour participer, pour la première fois, à des discussions directes avec l'Iran sur le programme nucléaire de Téhéran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a jugé jeudi "positive" ce changement d'attitude de Washington.
Service économique
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