PARIS (Reuters) - La Bourse de Paris poursuit sa dégringolade jeudi alors que le pétrole atteint de nouveaux sommets et que les investisseurs attendent la décision de la BCE de relever ses taux et le discours qui l'accompagnera, ainsi que des chiffres de l'emploi américain.
Vers 9h15, l'indice CAC 40, qui a perdu 1,03% et clôturé sous la barre de 4.300 mercredi, cède encore 1,49% à 4.232,44 points, plombé aussi par la faiblesse du dollar contre l'euro.
La monnaie européenne se rapproche de 1,59 dollar et s'échange autour de 1,5880.
Les autres places européennes reculent également. Londres abandonne 0,92%, Francfort 0,99% et les indices paneuropéens, EuroStoxx 50 et EuroFirst 300, 0,84% et 1,03%.
Le baril de pétrole brut léger américain a atteint un nouveau plus haut record ce matin à 144,57 dollars et s'échange à 144,41 (+84 cents).
Les initiatives devraient être limitées dans la perspective de la fermeture des marchés américains pour Independence Day vendredi.
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne devrait, selon un consensus assez large, annoncer à 13h45 le relèvement de son principal taux directeur (Refi) de 25 points de base à 4,25%. Mais, les intervenants attendent surtout la conférence de presse du président de la BCE Jean-Claude Trichet pour tenter de savoir si la politique monétaire entame un cycle durable de resserrement ou si la décision de ce jeudi répond à une poussée inflationniste momentanée.
Selon un consensus Reuters, les destructions d'emploi aux Etats-Unis, annoncées à 14h30, devraient se situer autour de 60.000 en juin contre 49.000 en mai.
Seules deux valeurs du CAC sont en hausse : Vivendi (+0,55%) et Sanofi-Aventis (+0,6%).
Les valeurs liées aux métaux accusent les plus fortes baisses du CAC. Vallourec chute de 5,17% et ArcelorMittal de 4,38%. Eramet, qui a plongé de plus de 13% hier sur une information de Challenges prêtant l'intention à la famille Duval de céder des titres, chute encore de près de 12%.
Air France-KLM, pénalisée par la hausse des cours du brut, perd plus de 4%.
Raoul Sachs, édité par Jacques Poznanski
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