DETROIT (Reuters) - Chrysler LLC annonce qu'il va réduire sa production de voitures en fermant une usine d'assemblage et en allongeant la durée de la fermeture estivale d'autres usines dans un contexte de baisse de ses ventes, sur fond de flambée des prix de l'essence.
Le constructeur automobile, contrôlé par le fonds d'investissement Cerberus Capital Management, va "mettre au chomâge technique pour une période indéfinie" le site d'assemblage de St.Louis South à partir du 31 octobre, en raison de la baisse des volumes constatée sur le segment des 'minivan', a déclaré Tom LaSorda, chargé des productions chez Chrysler.
Selon les termes d'un accord avec le syndicat United Auto Workers (UAW), le groupe ne peut décider unilatéralement de fermer une usine et a donc recours à cette procédure de "mise au chômage technique indéfinie".
"Nous n'avons pas l'intention de refaire tourner l'usine", a toutefois précisé Tom LaSorda, au sujet du site de St. Louis.
Le constructeur va également supprimer, à partir du 2 septembre, une des deux équipes qui travaillent sur les chaînes du site voisin de St.Louis North, spécialisé dans la fabrication de "pick-up".
Outre l'impact des prix de l'essence sur le marché automobile américain, Chrysler souffre, comme General Motors et Ford de la désaffection de plus en plus vive pour les gros modèles de type "pick-up", 4x4 ou encore 'minivan' (une sorte d'espace), très gourmands en carburant.
Chrysler, dont les ventes ont baissé de 19% à fin mai aux Etats-Unis, a également dit que les immatriculations de voitures neuves du mois de juin seraient en "baisse significative".
Les dirigeants du troisième constructeur automobile américain ont souligné que le groupe continuait d'atteindre, voire de dépasser, ses objectifs financiers, ajoutant qu'il disposait de tous les capitaux nécessaires.
Ils ont également déclaré que Cerberus n'avait "nullement" l'intention de démanteler l'entreprise.
Poornima Gupta, version française Benoit Van Overstraeten
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