par Mark McSherry
NEW YORK (Reuters) - Les compagnies aériennes américaines se tournent de plus en plus à l'international pour réaliser des bénéfices.
La flambée des prix du kérosène, la concurrence de compagnies locales à bas tarif et le ralentissement de l'économie des Etats-Unis expliquent cette orientation.
C'est ainsi que près de la moitié des opérations de Continental Airlines sont à l'international, suivant des statistiques compilées depuis le début de l'année, soit une progression de 9% sur l'an passé.
Pour United Airlines, filiale d'UAL, ce sont à peu près 43% des opérations qui sont en dehors des Etats-Unis, à la faveur d'un bond de 15% des liaisons transatlantiques.
Chez American Airlines, filiale d'AMR, et Delta Air Lines, le trafic international représente maintenant le tiers à peu près des opérations. Quant à Northwest Airlines, la proportion atteint près des 40%.
"Elles font pas mal d'argent sur les liaisons internationales", dit Ray Neidl, analyste de Calyon Securities. "Jusqu'à présent ça a été une bouée d'oxygène pour un grand nombre de compagnies aériennes, en empêchant les pertes d'être bien plus importantes".
Les liaisons internationales sont souvent plus rentables en raison d'une concurrence moindre et de la possibilité de mieux rentabiliser le carburant sur de longues distances.
On peut penser que ce nouveau cap suivi par les compagnies aériennes américaines ira en se développant à présent qu'existe un accord "ciel ouvert" entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Le dégagement de l'aéroport londonien d'Heathrow concourra également à entretenir le mouvement.
Pendant des décennies, Heathrow n'a accueilli qu'American Airlines et United Airlines comme compagnies américaines mais avec l'accord "ciel ouvert" d'autres ont fait savoir qu'elles avaient bien l'intention d'en profiter.
Delta et Air France ont une nouvelle coentreprise chargée d'exploiter le filon des liaisons entre Heathrow et les grandes agglomérations des USA, se plaçant ainsi en concurrence directe de British Airways. Delta emploiera les créneaux d'Air France à Heathrow.
Sinon, American Airlines assurera à partir du 1er mai une desserte de Milan et de Barcelone à partir de l'aéroport new-yorkais John F. Kennedy. Une liaison entre Chicago et Moscou sera établie par elle le 2 juin.
Version française Wilfrid Exbrayat
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