Le parquet de Brooklyn cherche à savoir si l'affaire de fraude au sein de Société Générale (13080.FR) comporte "un volet américain", a indiqué une source proche de la banque française.
Il veut savoir si Jérôme Kerviel, l'opérateur de Société Générale mis en cause dans cette affaire, a investi dans des indices américains ou si certaines transactions sont passées entre les mains de courtiers aux Etats-Unis. La banque, qui a enregistré une perte de 4,8 milliards d'euros à la suite de cette fraude, a déclaré qu'elle coopérait avec les autorités.
Le porte-parole du bureau du procureur de Brooklyn s'est refusé à tout commentaire. L'avocat de Jérôme Kerviel, qui n'a pas pu être joint hier, a indiqué que son client reconnaissait s'être engagé dans des transactions à risque, mais que son employeur était au courant de ces opérations.
Des sources avaient fait savoir en début de semaine que la SEC, le gendarme boursier américain, avait commencé une enquête sur des ventes de titres Société Générale par Robert Day, un administrateur du groupe, et par deux fondations qui lui sont liées. L'une de ces sources avait indiqué que le procureur de Brooklyn avait aussi ouvert une enquête, sans en préciser l'objet.
Le porte-parole de Robert Day a déclaré que ce dernier, tout comme les deux fondations, avait vendu des titres Société Générale dans le respect du délai prévu par les règles de Société Générale, que les déclarations correspondantes avaient été faites et qu'aucune information privilégiée n'avait été utilisée.
-David Gauthier-Villars, The Wall Street Journal
(END) Dow Jones Newswires
February 06, 2008 03:53 ET (08:53 GMT)
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