NEW YORK (Reuters) - Les valeurs américaines ont fini sur une note stable mercredi, les inquiétudes sur les réformes bancaire et de la santé contrebalançant les signes d'amélioration entrevue sur le front de l'emploi et des services.
L'indice Dow Jones a cédé 0,09% ou 9,22 points, à 10.396,76 points, tandis que l'indice Standard & Poor's 500 s'avançait de 0,04% ou 0,48 point, à 1.118,79 points et que le Nasdaq était quasiment inchangé (-0,11 point) à 2.280,68 points.
D'un côté, le nombre de licenciements prévus par les entreprises américaines est tombé en février à son plus bas niveau depuis 2006, selon le rapport Challenger, tandis que l'activité dans le secteur des services affichait en février son deuxième mois de croissance consécutif, à un rythme nettement plus marqué que prévu.
D'un autre côté, Barack Obama a déclaré que le temps était venu d'un vote définitif sur sa réforme de la santé, quitte à n'avoir qu'une faible majorité et a en outre réaffirmé que les banques américaines ne seraient plus autorisées à faire du trading pour compte propre.
"Dès que le président a commencé à parler de faire passer sa réforme de la santé, cela a, je pense, contribué à faire baisser le marché. Mais ce n'est pas non plus un énorme volume", a commenté Dave Lutz, chez Stifel Nicolaus à Baltimore.
"Il a dit qu'il allait faire tout ce qu'il faut pour faire passer son programme et à l'évidence, ce programme est considéré comme théoriquement négatif pour un grand nombre de secteurs sur les marchés d'actions", a-t-il ajouté.
Certaines grosses sociétés pharmaceutiques ont subi des dégagements comme Merck (-0,48% à 37,21 dollars) et Pfizer (-1,59% à 17,32 dollars).
Pfizer a aussi était affecté par des informations selon lesquelles son traitement contre la maladie d'Alzheimer, le Dimebon, n'avait pas répondu aux principaux objectifs dans la phase finale des tests cliniques.
En ce qui concerne la "règle Volcker", Barack Obama a ajouté que les grandes sociétés financières non bancaires se verraient elles aussi imposer des limites à cette activité, selon un projet de l'administration Obama obtenu par Reuters.
L'indice KBW des financières a fini en léger repli de 0,4%. Goldman Sachs, dont l'activité de trading pour compte propre est importante, a reculé de 0,65% à 604,1 dollars.
Du côté des hausses, Novell a bondi de 28% à 6,08 dollars, au lendemain d'une offre de deux milliards de dollars sur le concepteur de logiciels de gestion lancée par le fonds Elliott. Le marché spécule sur une offre relevée.
Version française Danielle Rouquié .
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