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Lvmh : PPR étoffe sa joaillerie en s'offrant l'italien Pomellato

PPR étoffe sa joaillerie en s'offrant l'italien PomellatoPPR étoffe sa joaillerie en s'offrant l'italien Pomellato

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR (futur Kering) a annoncé mercredi l'acquisition du joaillier italien Pomellato, une opération qui va permettre au groupe de luxe et de mode sportive d'étoffer une présence encore modeste dans un marché porteur.

Cette acquisition, qui avait été dévoilée à Reuters en mars de sources proches du dossier et intervient quelques mois après celle du joaillier chinois Qeelin, s'inscrit dans la stratégie de PPR visant des acquisitions petites ou moyennes, susceptibles de présenter un important potentiel de développement.

PPR, propriétaire de Gucci, Bottega Veneta ou Puma, n'a donné aucune indication sur les modalités financières de l'opération qui devrait lui apporter, selon des analystes, une participation de plus de 70% dans la société milanaise.

Fondée en 1967, Pomellato, connue pour ses bagues aux fins anneaux surmontés de pierres de couleurs, a réalisé un chiffre d'affaires de 146 millions d'euros en 2012 et dégagé un excédent brut d'exploitation (Ebitda) d'environ 22 millions. Le montant de sa dette était de 60 millions d'euros.

De sources bancaires, la transaction valorise Pomellato entre 350 et 380 millions d'euros, soit des multiples de valorisation de 16 à 17 fois son Ebitda 2012.

Si les multiples sont plus élevés que la moyenne du secteur coté aujourd'hui (environ 12 fois) "la prime est méritée compte tenu du potentiel de croissance et d'amélioration de la marge, une fois sous la coupe du groupe PPR", souligne Marc Willaume, analyste de Raymond James.

Ils sont aussi très inférieurs à ceux payés par Swatch Group pour le joaillier américain Harry Winston (31 fois l'Ebitda), dont PPR avait étudié le rachat avant de renoncer pour cause de prix jugé trop élevé.

À L'AFFÛT D'AUTRES ACQUISITIONS

D'autres acquisitions pourraient suivre, PPR ne cachant pas son ambition de poursuivre l'élargissement d'un portefeuille encore modeste dans l'horlogerie et la joaillerie (Boucheron, Qeelin, Girard-Perregaux et Jean Richard).

"Nous souhaitons accroître notre part sur le marché des montres et de la joaillerie (...) Toutes les opportunités sont regardées", a déclaré Jean-Marc Duplaix, directeur financier de PPR, lors d'une conférence téléphonique. Il a ajouté qu'aucune discussion n'était en cours actuellement.

A l'inverse, aucune opération d'envergure n'est attendue dans le pôle "sport et lifestyle" tant que l'équipementier sportif Puma - gros point noir du groupe - ne sera pas remis sur les rails.

PPR entend développer Pomellato sur les marchés américain et asiatique, alors que la marque est aujourd'hui encore très exposée au marché italien. Elle réalise 43% de ses ventes en Italie, 40% dans le reste de l'Europe, 12% aux Etats-Unis et seulement 5% en Asie.

Avec un réseau de 86 magasins et 600 points de vente, Pomellato gère aussi la marque de bijoux fantaisie "Dodo", qui compte pour le tiers des ventes du groupe.

"Pomellato possède un potentiel de croissance important et Kering (appellation de PPR à partir de juin) lui permettra d'accélérer le développement et l'expansion internationale de ses marques, en mettant à leur disposition ses ressources et son expertise en immobilier, distribution, médias, gestion des marques", indique PPR.

En Bourse, l'action PPR gagne 1% à 174,25 euros à 14h50, contre un gain de 0,85% pour l'indice CAC 40, et grimpe de près de 24% depuis le début de l'année. Le titre, comme l'ensemble du secteur de luxe, avait été sous pression après la publication des ventes jugées décevantes de LVMH.

PPR publiera jeudi son chiffre d'affaires trimestriel.

Avec Benjamin Mallet et Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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