Bourse > Lvmh > Lvmh : Lvmh appelle une nouvelle fois hermès à faire la paix
LVMHLVMH MC - FR0000121014MC - FR0000121014
176.550 € +0.48 % Temps réel Euronext Paris
176.350 €Ouverture : +0.11 %Perf Ouverture : 177.700 €+ Haut : 175.200 €+ Bas :
175.700 €Clôture veille : 969 426Volume : +0.19 %Capi échangé : 89 533 M€Capi. :

Lvmh : Lvmh appelle une nouvelle fois hermès à faire la paix

tradingsat

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a une nouvelle fois lancé lundi un appel à enterrer la hache de guerre avec Hermès, demandant aux actionnaires du sellier de croire à ses intentions pacifiques.

Le vice-président de LVMH a pris la parole lors de l'assemblée générale d'Hermès, la première depuis l'arrivée fracassante du géant mondial du luxe dans le capital du sellier, disant vouloir faire une déclaration "solennelle".

Tout en annonçant que LVMH - qui détient 13% des droits de vote d'Hermès - allait voter les projets de résolution du groupe, Pierre Godé a dit vouloir "démentir formellement les propos qui ont été tenus concernant LVMH", faisant allusion aux déclarations du président du conseil de gérance d'Hermès, Bertrand Puech, dans Le Figaro.

"La position d'actionnaire de LVMH est parfaitement légitime et ne saurait être remise en cause (...). LVMH a investi dans Hermès pour le long terme et entend y être un actionnaire actif mais nullement activiste", a ajouté Pierre Godé, reprenant au mot près les termes employés il y a quelques mois par Bernard Arnault, le PDG de LVMH.

"Contrairement aux procès d'intention qui lui sont faits, LVMH n'a jamais cherché à déstabiliser les actionnaires familiaux d'Hermès, son personnel ou ses fournisseurs (...). Je mets au défi quiconque d'apporter un élément de preuve", a poursuivi Pierre Godé, réaffirmant que son groupe cherchait le dialogue avec Hermès, voire la coopération industrielle.

UN "MESSAGE DE PAIX" ET DES SIFFLETS

"Je forme le souhait que cessent les querelles, artificielles, sans fondement et stériles", a-t-il insisté. "J'espère que ce message de paix et de consensualisme sera entendu." LVMH, a-t-il ajouté, répétant que LVMH n'avait "aucune intention agressive de prendre le contrôle de Hermès".

Bertrand Puech, lui répondant, l'a remercié de son "engagement", ajoutant : "(...) Une nouvelle ère s'ouvre (...) La vie sera enfin à l'image de ce que nous espérons.", a-t-il dit, non sans une certaine ironie dans la voix.

"Cela signifie simplement que je prends acte de ce qui a été dit et qui n'est que la confirmation de ce qui est dit depuis six mois", a-t-il déclaré à Reuters en marge de l'assemblée.

Bertrand Puech, un des héritiers du fondateur Thierry Hermès, a déclaré dans une interview au Figaro parue lundi que le groupe faisait l'objet "d'attaques incessantes" et a renouvelé sa demande de sortie du capital d'Hermès.

L'assemblée a aussi été animée par une passe d'armes entre un actionnaire individuel et Pierre Godé, le premier ayant qualifié LVMH de "prédateur sinistre et fourbe", arrivé sans déclaration de franchissement seuil au capital d'Hermès. Se levant, le vice-président de LVMH a répondu qu'il ne laisserait pas passer des propos "injurieux et diffamatoires". Après avoir demandé au bureau de l'assemblée générale "qu'il fasse la police", Pierre Godé a été copieusement sifflé.

Les positions de l'Adam (Association de défense des actionnaires minoritaires), qui conteste en justice l'autorisation donnée aux actionnaires familiaux de constituer une holding non cotée regroupant 50% du capital du groupe sans avoir à lancer d'OPA, ont quant à elles été relayées par un actionnaire individuel, qui s'est joint à l'Adam dans son recours en justice.

"LA VIE A CHANGÉ"

Il y a dix jours, la présidente de l'Adam qui assure ne pas être mandatée par LVMH, avait saisi la justice en référé pour priver les actionnaires familiaux de leurs droits de vote lors de l'assemblée de ce lundi, arguant qu'ils n'avaient pas déclaré les franchissements de seuils réglementaires lors de la conclusion de leur accord sur la création de leur holding.

Mais le tribunal de commerce, invoquant un vice de procédure, a renvoyé le référé au 12 juillet, permettant de fait à la famille de disposer de ses droits de vote.

Bertrand Puech a indiqué voir dans cette procédure "la main de quelqu'un qui a beaucoup d'argent et qui a intérêt à cette nuisance". Il ajoute que des membres de la famille ont été approchés de "façon pernicieuse", tout comme "des membres du personnel et des fournisseurs".

Il a précisé à Reuters n'avoir "aucune connaissance d'une action de LVMH sur le personnel ou les fournisseurs", ajoutant simplement que "nous sentons des recherches de déstabilisation et que la vie a changé chez Hermès depuis six mois".

En octobre dernier, Bertrand Puech avait demandé à Bernard Arnault, PDG de LVMH, de bien vouloir se retirer totalement du groupe.

LVMH avait alors dévoilé avoir pris 17% d'Hermès via des instruments financiers (equity swaps) lui ayant permis de ne pas déclarer les franchissements de seuils réglementaires, une opération qui fait actuellement l'objet d'une enquête de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

LVMH a, depuis, porté sa part à 20%, en assurant ne pas vouloir prendre le contrôle de la société, répétant qu'il entendait être un actionnaire "pacifique" mais non "passif" du sellier.

Les actionnaires ont voté les résolutions à plus de 98%.

Avec Julien Ponthus, Benjamin Mallet, Blaise Robinson, édité par Cyril Altmeyer

Copyright © 2011 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...