Bourse > Lvmh > Lvmh : La division montres de lvmh maintient sa prévision de croissance
LVMHLVMH MC - FR0000121014MC - FR0000121014
176.100 € -0.25 % Temps réel Euronext Paris
176.350 €Ouverture : -0.14 %Perf Ouverture : 177.200 €+ Haut : 176.000 €+ Bas :
176.550 €Clôture veille : 642 022Volume : +0.13 %Capi échangé : 89 304 M€Capi. :

Lvmh : La division montres de lvmh maintient sa prévision de croissance

tradingsat

par Pascale Denis et Astrid Wendlandt

PARIS (Reuters) - La division Montres et Joaillerie du groupe LVMH maintient sa prévision d'une croissance d'au moins 10% pour 2011 malgré la catastrophe au Japon et la crise libyenne, a déclaré mardi le directeur général de la division.

La division du géant mondial du luxe, qui compte les montres Tag Heuer, Zenith, Hublot, Dior Montres, les joailliers Chaumet et Fred, réalisait 12% de ses ventes au Japon en 2010, sur un chiffre d'affaires total de 985 millions d'euros.

L'impact de la catastrophe du 11 mars sur les ventes dans l'archipel devrait être, dans le pire des cas, de l'ordre de 5% à 10% et au total, cet impact devrait être limité à 0,5% ou 1,0% sur les ventes mondiales de la division, a déclaré Philippe Pascal, lors d'une interview à Reuters.

"Comme nous sommes en situation de pénurie sur certains produits, ce que nous ne pourrons pas vendre au Japon nous le livrerons ailleurs. Donc certains marchés pourraient être mieux servis", a-t-il précisé.

Il a ajouté que 90% des détaillants japonais clients du groupe s'étaient déplacés à la foire de Bâle (Suisse), le grand rendez-vous mondial de la haute horlogerie qui fermera ses portes jeudi.

Philippe Pascal a également confirmé la prévision qu'il avait faite début février à Reuters, à savoir une progression de plus de 10% des ventes de la division sur l'ensemble de l'année 2011, après un bond de 29% en 2010.

Interrogé sur un possible impact de l'instabilité au Moyen-Orient et de la crise libyenne, il a estimé qu'il n'était "pas significatif" sur les ventes.

SUCCÈS DE LA MONTÉE EN GAMME

Comme nombre de ses concurrents, la division du groupe LVMH se heurte à un problème d'offre.

Car, avec la crise et une année noire en 2009, l'industrie horlogère suisse a adapté son appareil de production et supprimé pas moins de 5.000 emplois. Avec la reprise de la demande, qui s'est traduite par un rebond des ventes de 23% l'an dernier pour l'ensemble de l'industrie, l'outil de production s'est trouvé pris dans un effet de ciseaux.

"Notre challenge en 2011 et 2012 va être d'honorer la forte demande", a précisé Philippe Pascal, ajoutant qu'une centaine de personnes seraient embauchées cette année, comme l'an dernier, dans les différentes "maisons suisses" de la division.

Les prix seront relevés de 5% à 10% en 2011, une progression supérieure à celle de 2010 et conforme aux anticipations des autres grands acteurs du secteur, pour tenir compte de la hausse des cours des matières premières, notamment de l'or et des diamants, ainsi que de l'appréciation du franc suisse.

Faisant état d'un "bon millésime" à la foire de Bâle, Philippe Pascal s'est aussi félicité d'une "montée en gamme très très bien suivie", confirmant le développement du marché très haut de gamme des montres de plus de 20.000 euros.

"Cette montée en gamme se fait sur l'ensemble de nos marques. Elle passe par le développement de mouvements très spécifiques, dans l'horlogerie automatique, apportant une vraie valeur ajoutée", a-t-il précisé, insistant sur le fait qu'il n'y avait pas de montée en prix sans réelle innovation technique.

Cette mutation progressive, LVMH l'a opérée avec Tag Heuer, devenue la marque phare de la division, dont le prix moyen oscille entre 2.000 et 5.000 euros, contre seulement 600 à 700 euros en 1999, date du rachat de la marque par LVMH.

Alors que l'industrie horlogère bataille pour sécuriser ses approvisionnements, Philippe Pascal, qui sera remplacé dans quelques semaines par Francesco Trapani, l'administrateur délégué de Bulgari, que LVMH est en passe de racheter, se dit favorable à des pools d'actionnaires concurrents et minoritaires dans le capital des fabricants de composants.

"Car l'intégration d'un fournisseur peut nuire à sa créativité et à sa compétitivité. Je pense que c'est une voie qui fera son chemin dans les années qui viennent pour maintenir la créativité et l'excellence de l'horlogerie suisse", a-t-il dit.

A la tête de la division depuis le printemps 2001, il sera appelé prochainement à d'autres fonctions au sein du groupe.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...