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Lvmh : La Chine pèse sur les exportations de vins et spiritueux français

La Chine pèse sur les exportations de vins et spiritueux françaisLa Chine pèse sur les exportations de vins et spiritueux français

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Après avoir atteint des niveaux record en 2012, les exportations de vins et spiritueux français ont marqué le pas en 2013 sous l'effet d'une forte baisse des ventes de cognac et de bordeaux à destination de la Chine.

Le chiffre d'affaires du secteur réalisé à l'export, qui représente le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale française, a totalisé 11,12 milliards d'euros l'an dernier, en baisse de 0,4% par rapport à 2012.

"Il s'agit tout de même d'une belle performance après une année historique en 2012 et malgré la surévaluation de l'euro", a déclaré mercredi à la presse Louis Fabrice Latour, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS).

Pour 2014, il s'est dit "inquiet" compte tenu d'une récolte encore très limitée dans toutes les appellations viticoles hormis celle du Languedoc.

"Le problème des volumes s'est amplifié. Il aura un impact important sur les prix et il n'est pas certain que la filière puisse passer les hausses voulues", a-t-il estimé.

La vigueur de l'euro a freiné l'an dernier les ventes aux Etats-Unis (+0,2%), premier marché d'exportation de la filière, tandis qu'elles ont reculé de 1,8% au Royaume-Uni, leur deuxième marché.

Surtout, les expéditions vers la Chine ont plongé de 18%, avec un décrochage de 21,5% pour les spiritueux et de 12% pour les vins dits "tranquilles".

Les mesures prises par Pékin il y a 18 mois visant à bannir la consommation ostentatoire ont lourdement pénalisé les acteurs du cognac, principal contributeur aux exportations françaises (21% du total) avec le champagne (20%) et le bordeaux (19%).

Rémy Cointreau, le plus exposé à la Chine, a été contraint au profit warning après un violent décrochage des ventes de son cognac Rémy Martin, tandis que Pernod Ricard, qui publiera ses résultats semestriels jeudi, pourrait réviser en nette baisse sa prévision pour l'exercice qui sera clos fin juin.

Hennessy, propriété du groupe LVMH, a lui aussi ralenti la cadence, tout en disant avoir compensé la baisse de la demande chinoise par de solides ventes aux Etats-Unis.

DYNAMISME EN ALLEMAGNE ET À SINGAPOUR

"Ce qui a disparu ne reviendra pas dans les canaux de distribution touchés par ces mesures", a précisé Christophe Navarre, PDG de Moët Hennessy, faisant référence aux pratiques chinoises des cadeaux ou des banquets.

Il faut donc que les acteurs du cognac s'organisent pour "capter les opportunités d'un marché qui reste par ailleurs très dynamique", a-t-il dit, en évoquant la consommation dans les bars ou les karaokés.

La lutte contre les cadeaux d'affaires ou les banquets arrosés d'eaux-de-vie haut de gamme a aussi touché les exportations de vins, qui ont par ailleurs souffert des tensions commerciales apparues en juin entre l'Union européenne et la Chine, avec une enquête anti-dumping ouverte par Pékin en réponse à l'instauration de taxes européennes sur les panneaux solaires chinois.

"Nous sommes toujours dans une phase de dialogue, mais il n'y a pas encore d'avancées significatives", a précisé Louis Fabrice Latour.

La France est de loin la plus touchée, avec une baisse de 12,5% de ses exportations de vins vers la Chine, premier importateur de bordeaux et cinquième importateur de vins français toutes appellations confondues. A l'inverse, l'Italie a vu ses ventes y gagner 9%, tandis que celles du Chili y ont grimpé de 13%.

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont en revanche été soutenues en Allemagne (+4,3%) et à Singapour (+5,1%), respectivement troisième et quatrième importateurs.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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