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Loreal : Gorgé de cash, L'Oréal évoque des acquisitions

Gorgé de cash, L'Oréal évoque des acquisitionsGorgé de cash, L'Oréal évoque des acquisitions

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - L'Oréal, fort d'une trésorerie pléthorique, s'est dit prêt à une éventuelle acquisition stratégique, alors qu'une échéance importante se profile à l'horizon 2014 avec la fin du pacte d'actionnaires entre la famille Bettencourt et le suisse Nestlé.

Le groupe, qui n'est pas endetté, a fait état lundi soir, en même temps que de résultats annuels jugés solides, d'une trésorerie nette totalisant 1,5 milliard d'euros.

Par ailleurs, sa participation de 8,9% dans Sanofi, qu'il a toujours considérée comme financière, est valorisée, aux cours actuels du laboratoire pharmaceutique, à 8,3 milliards d'euros.

Or, malgré une imposante puissance de feu, L'Oréal a opté ces dernières années pour de petites acquisitions ciblées, comme les vernis à ongles Essie, les savons Cadum, les brosses esthétiques Clarisonic et, tout récemment, les produits de maquillage Urban Decay.

"Nous sommes toujours prêts à une acquisition importante (...) Tout est possible. Le fait d'avoir un trésor de guerre est une bonne chose dans le monde d'aujourd'hui", a déclaré Jean-Paul Agon, PDG de L'Oréal, lors l'une conférence consacrée aux résultats annuels du groupe.

"Si demain une opportunité importante se présentait, nous aurions les moyens de réaliser une telle opération", a-t-il dit.

Il n'a pas donné davantage d'indication, écartant cependant la possibilité d'un rachat d'un acteur de la vente directe, alors que des spéculations prêtent régulièrement au français des visées sur l'américain Avon, le brésilien Natura ou le suédois Oriflames.

PEU DE CIBLES, NESTLÉ EN LIGNE DE MIRE

"Nous sommes contents de ne pas être dans ce business (de la vente à distance) aujourd'hui et nous n'avons pas de projets spécifiques dans ce métier", a dit Jean-Paul Agon.

Mais, aux dires de certains banquiers et analystes, il n'y a guère de cibles "importantes" et les déclarations de L'Oréal viennent simplement justifier une "sous-utilisation" du cash de l'entreprise.

"Je pense qu'il s'agit d'un écran de fumée pour justifier qu'ils n'utilisent pas leur cash", note un analyste sous couvert d'anonymat.

Un banquier d'affaires estime quant à lui qu'"il n'y a pas cible évidente et pas grand chose à vendre. L'Occitane aurait été un bon complément de portefeuille, mais ce n'est pas à vendre".

Un autre évoque l'américain Organix Hair Care, qui cherche un repreneur et dont le rachat pourrait atteindre 800 millions de dollars, selon des sources proches du dossier.

D'autres estiment simplement que L'Oréal n'a nul besoin de faire une importante acquisition et qu'il conserve son trésor de guerre pour pouvoir éventuellement racheter les 30% que détient Nestlé dans son capital, si le géant suisse de l'agroalimentaire décidait de vendre.

"Une grosse acquisition, je n'en vois pas, et je ne suis pas sûr que Nestlé serait d'accord", commente l'analyste, pour qui L'Oréal peut racheter la part de Nestlé, valorisée aujourd'hui à quelque 20 milliards d'euros, "même si c'est un peu compliqué".

Les analystes de JP Morgan estiment aux aussi que L'Oréal "a les moyens de ce rachat".

Le géant suisse a laissé entendre qu'il communiquerait sur ses intentions en mai 2014.

A LA CONQUÊTE DES SALONS DE COIFFURE

Pour 2013, le PDG s'est montré très optimiste, anticipant une nouvelle surperformance du groupe par rapport au marché mondial des cosmétiques, dont la hausse devrait être, selon lui, assez semblable à celle de 2012 (+4,6%).

Jean-Paul Agon a aussi estimé que le groupe était "assez peu sensible" au renchérissement de l'euro, les produits grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline), première division du groupe, étant fabriqués localement, sur leurs marchés respectifs.

La hausse de la devise européenne aura cependant un impact sur la division de produits de luxe (Lancôme, Armani, Yves Saint Laurent Beauté) qui produit à 80% en France.

Par ailleurs, L'Oréal s'est fixé de nouveaux objectifs ambitieux pour sa division de produits "professionnels" (Kérastase, Redken) vendus dans les salons de coiffure, un créneau peu porteur et qui peine à trouver une dynamique forte.

Les ventes de cette division ont modestement progressé de 2,1% à taux constants en 2012 et le groupe ambitionne de doubler son rythme de croissance en 2013 grâce à la conquête de nouveaux salons.

Le groupe, qui compte 1,5 millions de salons clients dans le monde, entend en conquérir un million supplémentaire dans les dix ou 15 années qui viennent.

"Nous n'abandonnerons pas ce marché et nous trouverons les moyens de le redéployer", a dit Jean-Paul Agon.

La croissance passera par montée en puissance des produits de luxe, des vernis professionnels et par une accélération de l'internationalisation, les nouveaux marchés ne comptant que pour 30% des ventes aujourd'hui, alors qu'ils dépassent les 50% pour l'ensemble du groupe.

Le titre a clôturé mardi en hausse de 3,8% à 112,05 euros, portant sa capitalisation boursière à 6,8 milliards d'euros.

Avec Astrid Wendlandt, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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