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Loreal : Croissance trimestrielle pour L'Oréal au plus bas depuis 2009

Marché : L'Oréal ralentit fortement la cadence au 3e trimestreMarché : L'Oréal ralentit fortement la cadence au 3e trimestre

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - L'Oréal a marqué le pas au troisième trimestre, signant sa plus mauvaise performance depuis la récession de 2009, plombé par les contre-performances de sa division de produits grand public en Europe de l'Ouest, aux Etats-Unis et en Chine.

Le numéro un mondial des cosmétiques a vu sa croissance organique tomber à 2,3%, un chiffre nettement inférieur aux 3,6% attendus par les analystes, après une progression de 4,1% au deuxième trimestre.

"Nous avons assisté à une brutale dégradation du marché en Europe occidentale cet été", a déclaré le PDG du groupe, Jean-Paul Agon, lors d'une conférence téléphonique.

Il a cependant précisé que "des tendances moins négatives en septembre et octobre en Europe et encourageantes aux Etats-Unis" - où le groupe a perdu des parts de marché - devraient permettre un rebond au 4e trimestre attendu comme "le meilleur de l'année".

En 2014, L'Oréal fera "légèrement mieux" que le marché mondial des cosmétiques dont la croissance devrait finalement être "plus proche de 3% que de 3,5%" et fera "nettement mieux" que les 3%-3,5% attendus pour 2015, a indiqué le PDG.

Début septembre, il avait déjà révisé en baisse sa prévision de croissance du marché, tablant sur une progression comprise entre 3% et 3,5% au lieu des 3,5%-4,0% attendus précédemment, pour cause de ralentissement des marchés de grande consommation aux Etats-Unis, en Europe de l'Ouest et en Chine.

"Le trimestre est très décevant", relève Eva Quiroga, analyste d'UBS, soulignant que les deux plus importantes divisions du groupe ont fait moins bien que prévu, tout comme l'ensemble des grandes zones géographiques.

CONTRE-PERFORMANCE

La principale contre-performance provient des produits grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline), première division du groupe, dont les ventes sont passées dans le rouge (-0,4%), plombées par le marasme économique et de mauvaises conditions météo en Europe de l'Ouest ainsi que par de mauvaises performances aux Etats-Unis.

Les produits de luxe (Lancôme, Saint Laurent ou Armani), deuxième division de L'Oréal, ont quant à eux nettement ralenti la cadence (+4,9% après +7,5%), affectés, selon le PDG, par des "décalages de livraisons et de lancements", tandis que la division de parfums et cosmétiques de LVMH (Dior, Guerlain, Givenchy) a vu sa croissance atteindre 8% sur la même période.

"Les ventes des distributeurs de nos produits de luxe restent très dynamiques, elles ne subissent aucun ralentissement", a dit Jean-Paul Agon, précisant qu'elles étaient en hausse de 8% au troisième trimestre, et disant tabler sur un fort rebond au quatrième trimestre pour la division.

Seule la cosmétique dite "active" vendue en parapharmacie et en pharmacie (La Roche Posay, Vichy) a tiré son épingle du jeu, accélérant le pas avec une progression de 11,3%.

Par zone géographique, les ventes ont reculé de 0,4% en Europe de l'Ouest, elles ont été faibles (+0,8%) aux Etats-Unis et ont encore ralenti dans les pays émergents (+5,8%), affectées par une forte décélération en Chine (+3,4% après +6,6% au premier semestre).

"Le marché chinois n'est clairement plus ce qu'il était il y a trois ans", a noté Jean-Paul Agon, précisant que la division luxe de L'Oréal surperformait "encore largement" un marché en croissance de 8%, tandis que dans les produits grand public, la croissance du marché avait été divisée par deux, tombant aux environs de 4%.

Le groupe a cependant accéléré la cadence en Amérique latine (+10,0%), malgré le ralentissement de l'économie brésilienne, et s'est maintenu en Europe de l'Est (+5,9%) en dépit de la crise en Russie.

Il dit attendre une amélioration de sa rentabilité en 2014 et une hausse du bénéfice net par action liée notamment à l'impact relutif de sa transaction avec Nestlé.

Ses ventes du groupe ont totalisé 5,39 milliards d'euros, signant une hausse de 2% à taux de change courants.

(Edité par Matthieu Protard)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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