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Lafarge : Lafarge va vendre l'essentiel de son plâtre au belge etex

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par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Lafarge a annoncé jeudi être entré en négociations exclusives avec l'industriel belge Etex pour lui céder ses activités plâtre en Europe et en Amérique du Sud pour un montant net de 850 millions d'euros qui servira à réduire la dette du groupe.

La cession du plâtre, plus petit des trois métiers de Lafarge, fait l'objet de rumeurs récurrentes depuis de nombreuses années. Elle était revenue sur le devant de la scène lorsque le groupe avait annoncé en février un objectif ambitieux de plus de deux milliards d'euros de désendettement.

L'agence Standard & Poor's a fait savoir que cette annonce n'aurait aucun effet sur les notes ou la perspective du cimentier (BB+/Stable/B).

Vers 13h10, l'action Lafarge perd 0,05% à 39,62 euros.

"Il y a un certain nombre d'étapes de procédure importantes, qui sont la consultation des salariés et la consultation des autorités de concurrence, et tout cela doit nous entraîner à conclure avant la fin de l'année", a indiqué le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, dans un entretien téléphonique avec Reuters.

Le premier cimentier mondial, numéro trois du béton et jusqu'ici numéro trois du plâtre, a précisé dans un communiqué que le projet de cession portait sur une valeur d'entreprise d'un milliard d'euros.

Le montant net perçu sera inférieur car Lafarge conservera à l'issue de l'opération une participation de 20% dans l'entreprise qui naîtra du rapprochement des activités plâtre des deux groupes, mais que le groupe français aura la possibilité de céder à Etex au-delà de cinq ans.

"Nous ne sommes pas dans la meilleure situation du marché de la construction et il y a un potentiel de reprise du marché européen dont nous entendons bénéficier, donc un potentiel de création de valeur supplémentaire grâce au maintien de cette participation", a expliqué Bruno Lafont.

Cette présence pendant encore cinq ans devrait également faciliter la transition entre les deux groupes, a-t-il ajouté.

80 ANS DE PLÂTRE EN FRANCE

L'opération annoncée jeudi marque la sortie de Lafarge du métier du plâtre en Europe, et donc en France où la branche emploie 1.400 personnes. Dans l'Hexagone, le cimentier s'était diversifié dans cette activité en 1931, un siècle après la naissance du groupe.

Etex est un groupe industriel non coté qui produit et vend des matériaux et systèmes de constructions de haute performance. Basé en Belgique, il emploie plus de 13.500 personnes.

Le choix de Lafarge s'est donc porté sur un industriel, alors qu'en 2001 et 2007, il avait cédé ses activités matériaux de spécialités et toitures à des fonds de capital-investissement. Cette fois encore, des fonds de private equity étaient intéressés par le plâtre européen du groupe, mais semblaient, selon des sources proches du dossier, peu enclins à faire une offre sur l'ensemble de la division.

Les activités plâtre de Lafarge en Europe et en Amérique du Sud ont généré un chiffre d'affaires consolidé de 895 millions d'euros l'an dernier, et un Ebitda de 115 millions d'euros. Elles représentent les deux-tiers du plâtre du groupe, dont le chiffre d'affaires total est ressorti à 1,4 milliard d'euros en 2011.

Grâce à cette nouvelle cession, qui vient s'ajouter à la vente d'actifs ciment et béton aux États-Unis annoncée en mai, le cimentier, également numéro trois mondial du béton et jusqu'ici du plâtre, dépassera largement l'objectif de désinvestissements de 750 millions d'euros qu'il s'est fixé pour 2011.

Interrogé sur le sort des autres activités plâtre du groupe, en Amérique du Nord, en Asie - où le dossier est plus complexe en raison de la JV avec l'australien Boral - et en Australie, Bruno Lafont a refusé de faire un commentaire.

Lafarge s'est également fixé pour objectif de réduire cette année de plus de deux milliards d'euros une dette qui atteignait 14,2 milliards à la fin du premier trimestre. La limitation des investissements et la réduction de moitié du dividende annoncées en février doivent contribuer pour moitié au plan de désendettement, l'autre moitié provenant des cessions d'actifs.

Avec Matthieu Protard, édité par Nicolas Delame

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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