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Lafarge : Egypte et coût de l'énergie pèsent sur le trimestre de lafarge

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par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Lafarge a confirmé jeudi ses objectifs annuels de désendettement et de désinvestissements, après un premier trimestre marqué par un rebond des volumes mais aussi par un résultat opérationnel inférieur aux attentes à cause des coûts de l'énergie et des troubles politiques en Egypte.

Le numéro un mondial du ciment, numéro deux pour le béton et les granulats et numéro trois pour le plâtre, a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 3,557 milliards d'euros, en hausse de 9%. Les sept analystes interrogés par la rédaction de Reuters attendaient en moyenne 3,525 milliards.

"Le groupe continue d'anticiper une reprise de la demande globale de ciment et table sur une croissance du marché comprise entre 2% et 5% en 2011", a indiqué Lafarge dans un communiqué.

Au cours d'une téléconférence, le PDG Bruno Lafont a expliqué que l'impact de l'Egypte sur les trois premiers mois de l'année, traditionnellement un petit trimestre pour le groupe, l'avait conduit à revoir légèrement à la baisse sa prévision précédente d'une reprise de 3% à 6%, mais que la situation égyptienne était aujourd'hui "normalisée".

Lafarge, qui se dit "bien positionné" pour réaliser une croissance de ses résultats en 2011, a également dégagé un bénéfice d'exploitation courant de 224 millions au premier trimestre, en baisse de 5%, alors que le consensus Reuters donnait 254 millions. Il a également accusé une perte nette part du groupe de 29 millions d'euros, contre une perte de 16,5 millions attendue.

Le trimestre a été affecté par l'interruption temporaire de l'activité de Lafarge en Egypte, où le groupe possède une grande cimenterie, cinq carrières de granulats et 21 centrales à béton, ainsi que par la hausse du coût de l'énergie, dont l'industrie du ciment est grande consommatrice.

Comme son concurrent allemand HeidelbergCement, Lafarge entend toutefois compenser l'alourdissement de la facture énergétique par des augmentations de ses prix de vente au cours des prochains trimestres. Pour 2011, Lafarge anticipe une hausse de 10% du coût de l'énergie.

"Clairement, le T1 reste marqué par l'effet de pincement de marge, lié au phénomène de décalage de l'application des hausses de prix qui ne débute qu'au 1er avril", commente CM-CIC dans une note.

Vers 11h00, l'action Lafarge gagne 0,44% à 45,87 euros, après avoir ouvert en baisse de plus de 1%. A la même heure, l'indice DJ Stoxx du secteur cède 0,51%. A la clôture de mercredi, le titre a reculé de 2,65% depuis le début de l'année après une perte de près de 18,8% sur l'ensemble de 2010.

DÉSENDETTEMENT PAS ENCORE VISIBLE AU PREMIER

HeidelbergCement, qui publiait aussi ses résultats trimestriels jeudi, a fait état lui d'un bénéfice supérieur aux attentes à la faveur de la clémence de l'hiver et d'une reprise économique plus marquée que prévu en Europe et aux Etats-Unis.

Le cimentier suisse Holcim a dévoilé pour sa part mercredi des chiffres inférieurs aux attentes à cause là aussi des coûts de l'énergie et des matières premières, à laquelle est venue s'ajouter dans son cas la vigueur de la devise helvétique.

Lafarge a achevé la période avec une dette de 14,2 milliards d'euros, contre 14 milliards fin 2010, mais Bruno Lafont a indiqué que l'objectif annuel de désendettement tenait toujours.

"Je suis extrêmement confiant sur la capacité du groupe à atteindre et dépasser l'objectif de réduction de la dette de deux milliards d'euros pour l'année 2011", a-t-il dit.

Pour cela, Lafarge a annoncé en février son intention de réduire de moitié le dividende et de procéder cette année à 750 millions d'euros de cessions d'actifs.

"Toutes les actions de limitation des investissements et de réduction de la dette par des désinvestissements sont très bien engagées, et même si nous ne commentons pas les rumeurs et si nous annonçons les désinvestissements lorsqu'ils sont faits, j'ai tout à fait confiance que nous sommes complètement en ligne avec le plan que j'avais annoncé", a déclaré Bruno Lafont.

Interrogé sur une cession du plâtre, dont des sources ont indiqué le mois dernier à Reuters que des fonds de private equity regardaient le dossier, il a répondu que le groupe ne commentait pas les rumeurs. A une question sur une introduction en Bourse de l'activité brésilienne, le PDG de Lafarge a fait la même réponse.

"Je ne peux redire que ce que j'ai toujours dit, le groupe évalue en permanence son portefeuille d'actifs; il le fait pour des raisons stratégiques et il le fait sans aucun tabou; et quand il les regarde, il regarde toutes les options", a déclaré Bruno Lafont. "La règle que nous appliquons, c'est de n'annoncer les choses que quand elles sont décidées."

Édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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