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Kering : Ppr accélère encore dans le luxe, la distribution souffre

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par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR a surpris mercredi par la vigueur de la croissance de ses marques de luxe au troisième trimestre, tandis que ses enseignes de distribution ont souffert de la dégradation économique en France et en Europe du sud.

Après ceux de LVMH et Burberry, les chiffres de PPR, propriétaire de Gucci, Puma, la Fnac et Redcats, viennent confirmer la résistance du secteur du luxe aux remous de la conjoncture et au tassement de la croissance dans les pays matures.

Les ventes du groupe ont progressé de 8% à 3,86 milliards d'euros, un chiffre supérieur au consensus des analystes interrogés par Reuters (3,8 milliards). Sa croissance organique est ressortie à 7%, au lieu des 5,4% attendus.

Surtout, la dynamique du luxe (Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta ou Balenciaga) a surpris avec une croissance organique de 25% (accélérant encore la cadence après les 23% au premier semestre) au lieu des 19% anticipés.

Le directeur financier de PPR, Jean-François Palus, a précisé lors d'une conférence téléphonique que les ventes étaient restées tout aussi solides dans les réseaux de magasins en octobre et s'est montré confiant pour 2012.

Comme ses concurrents, PPR dit ne percevoir aucun ralentissement de la demande et, pressé de questions sur l'état du carnet de commandes pour les collections printemps-été 2012 (un indicateur clé), Jean-François Palus a indiqué que les "premières commandes étaient très bonnes et la dynamique toujours très solide".

La seule marque Gucci, qui compte pour seulement 20% des ventes de PPR mais près de 60% de son résultat opérationnel, a signé une croissance de 21% (+22% au premier semestre), avec des progressions de 31% en Amérique du Nord et de 37% en Chine continentale.

LES OUVERTURES DE MAGASINS SE MULTIPLIENT

Toutes les autres marques ont signé des hausses proches ou supérieures à 20%, mais la palme revient à Bottega Veneta, la pépite du cuir tressé, dont la croissance organique a frôlé les 40%.

Les ventes du pôle luxe profitent aussi d'une stratégie très agressive d'ouvertures de magasins (39 au troisième trimestre, dont six en Chine et 17 reprises en propre de boutiques gérées jusque-là par les grands magasins américains).

Au quatrième trimestre, PPR prévoit d'en ouvrir pas moins de 19 en "grande Chine" (y compris Hong Kong, Taïwan et Macao), a précisé le directeur financier).

Ces chiffres contrastent avec la dégradation des performances de La Fnac et de Redcats - qui pèsent encore pour près de la moitié du chiffre d'affaires du groupe - et qui s'est accélérée au troisième trimestre.

Plombées par la baisse de la consommation en France et en Europe du sud, les ventes du distributeur de produits culturels ont accusé une baisse de 4,2% en données comparables et celles du pôle de vente à distance (La Redoute, Vertbaudet ou Cyrillus) ont chuté de 5,6%.

PPR, qui souhaite se recentrer sur le luxe et la mode sportive en cédant ces deux enseignes, a été contraint, avec la dégradation des conditions d'accès au crédit liée à la crise, de reporter à plus tard la vente de Redcats.

Le groupe, qui a des visées sur Brioni, a précisé qu'il poursuivait les discussions avec le tailleur italien, sans plus de précision.

L'équipementier sportif Puma, filiale de PPR, a publié ses chiffres mardi, faisant état d'une hausse de 10% de ses ventes au troisième trimestre.

Le titre PPR a fini à 110,5 euros à la Bourse de Paris mercredi, accusant une baisse de 6,7% depuis janvier.

Sa valorisation (11 fois les résultats estimés pour 2012), plombée par ses actifs de distribution, reste très éloignée de celle de la moyenne du secteur du luxe (environ 16 fois).

Avec la contribution de Michel Brito, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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