Bourse > Kering > Kering : La Fnac veut racheter Darty pour 719 millions d'euros
KERINGKERING KER - FR0000121485KER - FR0000121485
212.550 € -0.19 % Temps réel Euronext Paris
213.150 €Ouverture : -0.28 %Perf Ouverture : 214.800 €+ Haut : 212.250 €+ Bas :
212.950 €Clôture veille : 236 076Volume : +0.19 %Capi échangé : 26 841 M€Capi. :

Kering : La Fnac veut racheter Darty pour 719 millions d'euros

Marché : La Fnac propose de racheter DartyMarché : La Fnac propose de racheter Darty

par Benjamin Mallet et Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le groupe Fnac a annoncé mercredi avoir fait une offre de rachat à Darty visant à former un leader français des produits techniques, électroménagers et culturels et valorisant l'enseigne d'électroménager à 719 millions d'euros.

Le distributeur français de biens culturels et d'électronique grand public propose à Darty un échange de titres, à raison d'une action Fnac pour 39 actions Darty, valorisant l'action Darty à 101 pence et représentant une prime de 27,4% par rapport à la clôture de mardi à Londres, dividende inclus.

Cette opération, jugée judicieuse sur le plan industriel par les investisseurs, a cependant été accueillie avec attentisme en Bourse, où le titre Darty, malgré une hausse de 16,3%, restait en-deçà de la parité d'échange, à 94,25 pence, tandis que la Fnac reculait de 3,77% à 51 euros à 13h55.

"Le prix ne fait pas sauter au plafond et il y a encore beaucoup d'incertitudes sur l'issue de l'opération", commente l'un d'entre eux, pour qui les grands actionnaires de Darty pourraient vouloir davantage, notamment un complément en cash.

Pour sa part, Darty a fait savoir que son conseil d'administration, après examen de la proposition, considérait qu'il devait "continuer à étudier les avantages d'un tel rapprochement".

Interrogé, le fonds activiste Knight Vinke, premier actionnaire de Darty avec 14,35% du capital, s'est refusé à tout commentaire.

La Fnac considère qu'un tel rapprochement constitue "une "opportunité stratégique et financière majeure pour les deux groupes", évoquant une offre élargie, un potentiel multicanal renforcé et une exposition internationale accrue.

Surtout, dans des marchés très concurrentiels et difficiles, le nouvel ensemble qui réaliserait un chiffre d'affaires combiné de 7 milliards d'euros, pourrait dégager des économies d'échelle et d'importantes synergies.

FORCE DE NÉGOCIATION

Ce rapprochement permettrait notamment de mieux négocier les achats auprès des fournisseurs, comme Apple ou Samsung, et de dégager d'importantes synergies entre les plate-formes logistiques et internet des deux enseignes.

"Le deal est créateur de valeur compte-tenu des effets de taille et des synergies à attendre", commente un trader.

Pour Christian Jimenez, président de Diamant Bleu Gestion, l'opération "fait sens sur le plan industriel, les deux entreprises étant complémentaires".

Par ailleurs cette opération arrive à un bon moment pour la Fnac, qui a drastiquement réduit ses coûts tandis que Darty améliore quant à lui sa marge brute.

"Il s'agit d'un deal très intelligent. Alexandre Bompard (PDG de la Fnac, ndlr) a réduit les coûts. Maintenant il veut se redonner du potentiel de croissance", commente un gérant.

L'enseigne de produits culturels s'est redressée. Elle a enrayé la baisse de ses ventes et s'est désendettée. Son titre a été multiplié par plus de deux depuis son introduction en Bourse à 22 euros en juin 2013.

Darty améliore quant à lui sa marge brute et a renoué avec les bénéfices à l'issue de son exercice 2014-2015.

Les deux enseignes, qui jouissent d'une très forte notoriété, resteraient distinctes.

La Fnac disposait à fin 2014 d'un réseau de 186 magasins (dont 114 en France) et employait plus de 14.500 personnes.

Artemis, holding de la famille Pinault contrôlant Kering, reste son premier actionnaire avec 39% du capital depuis la scission opérée par le groupe de luxe.

Darty compte pour sa part 400 magasins en Europe (dont en 272 en propre en France, dont 48 franchisés), réalise 70% de son chiffre d'affaires en France et emploie 10.700 personnes.

L'opération pourrait poser des problèmes de concurrence et générer d'importantes suppressions d'emplois dans les sièges sociaux et les services informatiques et logistiques, aux dires d'un gérant.

Aux termes de la législation boursière britannique, la Fnac a jusqu'au 28 octobre pour faire une offre ferme.

(Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Matthieu Protard)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...