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Interparfums : Des prévisions 2014 plutôt conservatrices

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(CercleFinance.com) - A l'occasion de la présentation de ses comptes semestriels, la direction d'Interparfums a refait le point ce matin depuis son siège parisien sur ses perspectives pour 2013, de nouveau relevées, et présenté pour la première fois celles pour 2014, première année “normative” (sans Burberry). Le fabricant de parfums pour le compte de marques de luxe est aussi revenu sur l'usage potentiel de son imposante trésorerie. Après une ouverture à plus de 26 euros ce matin en Bourse de Paris, l'action Interparfums est désormais stable, à 25,5 euros, dans un marché où le CAC 40 gagne 1,2%.

Une fois encore et après le lancement, en France d'abord, de la première ligne Repetto, Interparfums a relevé ses objectifs pour l'exercice en cours. Ainsi, le chiffre d'affaires de 2013 est désormais attendu à 335 millions d'euros, à comparer avec une précédente prévision de 320 millions fournie cet été. Hors Burberry, licence rachetée par sa maison mère qui ne contribuera plus du tout à l'activité au 2e semestre, cela augure d'une croissance des ventes de 12%, après 19% l'année précédente..

Du côté de la marge d'exploitation, le niveau exceptionnellement élevé de 25% constaté au premier semestre, contre 14% un an plus tôt, résulte notamment du “chant du cygne” de la licence Burberry et de faibles dépenses promotionnelles. Il ne doit donc pas être extrapolé, rappelle la direction. Au premier semestre, les dépenses Marketing & publicité ont effectivement chuté de 42% à 25,4 millions d'euros. Traditionnellement, ces dépenses (22% du CA en 2012, un chiffre de 20% étant envisagé en 2013 comme en 2014) sont saisonnièrement plus élevées en fin d'année.

Quoi qu'il en soit, alors qu'une marge de plus de 12% était précédemment envisagée en 2013, le taux visé cette année est relevé à 14% environ, niveau toujours qualifié d'exceptionnel. Prudente, la direction d'Interparfums n'exclut donc pas que la marge opérationnelle soit négative au 2e semestre compte tenu des frais promotionnels à engager. En effet, le groupe français n'a pas significativement modifié son organisation interne après le “départ” de Burberry en raison des lancements programmés pour 2014, notamment pour la nouvelle licence Karl Lagerfeld. “Le poids des charges fixes (sera) plus élevé”, indique la société. Pour mémoire, en 2012, la marge opérationnelle courante était toutefois de 13,1% en 2012.

A l'occasion de cette publication, le groupe a aussi fourni ses premières projections pour l'exercice 2014, première année “normative”” où l'ancienne licence amirale Burberry ne contribuera plus du tout à l'activité. Les ventes s'annoncent l'an prochain à 280 millions d'euros, ce qui traduirait une réaccélération de la croissance hors Burberry, entre 15 et 20% relativement à 2013.

En revanche, la marge opérationnelle est à ce stade attendue en baisse, aux environs de 10 à 11% selon la société. “La 'guidance' de marge opérationnelle nous paraît conservatrice par rapport à un niveau historique de 12 %”, juge à ce propos le bureau d'études Gilbert Dupont ce matin.

Reste la question de la copieuse trésorerie nette d'emprunts, qui en date d'hier soir était de 205 millions d'euros. A titre de comparaison, le groupe capitalise en Bourse un peu plus de 615 millions. Pour l'emploi de ce cash, les licences de parfums pour marques de luxe restent prioritaires, mais elles sont toujours aussi rares sur le marché. D'autre part, avec les lancements déjà prévus ces deux prochaines années, Interparfums estime que son “pipeline” est bien fourni et que l'ajout de nouvelles licences ne s'impose pas nécessairement à court terme.

Le groupe avait donc dernièrement envisagé de consacrer une partie de son cash à des acquisitions ou des prises de participation dans des activités connexes. Mais après étude des dossiers dans le domaine des grands vignobles, la direction et le conseil d'administration semblent estimer désormais que ces métiers sont trop capitalistiques, et que leur rentabilité est trop basse. L'horlogerie haut de gamme, plutôt profitable, constituait une autre cible potentielle, mais les dossiers disponibles sont là encore très rares. Dans ces deux domaines, la direction paraît donc nourrir moins d'ambitions que tel n'était le cas ces derniers mois.

D'autres domaines, comme les cosmétiques (malgré la cession de la marque mineure Nickel à L'Oréal annoncée à l'occasion de ces semestriels) et les maisons de mode ont de nouveau été cités. D'une manière générale, Interparfums privilégierait alors les maisons lui ayant confié une licence. A suivre.


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