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Iliad : Mutualisation des réseaux, un processus trop long et pas si rentable ?

Xavier Niel, PDG de Free, au salon des Entrepreneurs en 2011Xavier Niel, PDG de Free, au salon des Entrepreneurs en 2011

(Tradingsat.com) - Les consommateurs à l’affût des dernières tendances en matière de téléphonie mobile n’ont plus qu’un mot à la bouche : la 4G. Cette technologie, qui permet de surfer, télécharger et communiquer quasi instantanément grâce à des débits 20 fois plus élevés que la 3G, a fait ses premiers pas il y a quelques semaines en France.

Du côté des opérateurs mobiles, à défaut de pouvoir discuter mariage dans un pays farouchement opposé aux opérations de rapprochement dans les télécoms, on parle plutôt de mutualisation des réseaux et d’itinérance. Ces termes techniques ont été abordés lundi par l’Autorité de la concurrence (AdlC), qui a rendu public un avis relatif aux conditions de mutualisation et d’itinérance sur les réseaux mobiles.

L’AdlC a proposé une extinction de l’accord de "roaming" très controversé signé entre Free et Orange, à compter de 2016 ou 2018, sans exclure pour autant le recours à une itinérance localisée. Elle a aussi demandé à l’ARCEP, le régulateur des télécoms, de veiller à ce que le quatrième opérateur mobile respecte ses engagements en matière de couverture 3G. Promis, a dit le gendarme du secteur.

Mutualisation, trop long et peu rentable ?

"L’avis de l’Autorité a le mérite de poser les grandes lignes d’une éventuelle mutualisation des réseaux mais l’impact reste toutefois très limité pour les opérateurs en place. Selon nos estimations, la mutualisation des réseaux permet d’économiser de l’ordre de 3% des Opex [dépenses opérationnelles] et le même niveau en Capex [dépenses d’investissement]", a commenté mardi le courtier Natixis.

"Il s’agit d’un processus long à mettre en place pour les réseaux existants mais beaucoup plus pertinent pour le déploiement d’un nouveau réseau (4G par exemple). Enfin, on peut se demander si tous les opérateurs ont intérêt à se lancer dans des opérations de mutualisation. Dans une vision à court/moyen terme, cette mutualisation sera un moyen de réduire les Capex et d’améliorer les cash-flows", a ajouté la banque.

Le second point important de cet avis porte sur le contrat de roaming de Free Mobile. L’Autorité propose que ce contrat ne soit pas prolongé au-delà de 2016 (pour la 2G) ou 2018 (pour la 3G). Elle tempère toutefois ses propos en prévoyant des "aménagements" plus ou moins explicites, comprend enfin Natixis.

Free sous pression

En ce qui concerne la 4G, l’Autorité "est d'avis qu'il n'est pas souhaitable que l'itinérance soit utilisée pour compenser une stratégie d'acquisition de fréquences inadaptée" et qu’il serait préférable, dans les zones denses, de profiter de la réallocation des fréquences. L’Autorité privilégie donc clairement l’investissement à une banalisation de l’itinérance, résume l’analyste.

Pour conclure, Natixis estime que "l’avis de l’Autorité de la concurrence sur la mutualisation des réseaux et le contrat de roaming de Free comporte peu de surprises. Le ton du communiqué est tranché. L’Autorité appelle à une certaine vigilance, point qui nous semble, marginalement, mettre la pression sur Free."


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