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Hermes intl : La croissance d'hermès atteint 21%, malgré le japon

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par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Hermès a signé une des plus belles performances du secteur du luxe au premier trimestre malgré le Japon, avec des ventes en hausse de 25,5% portées par une dynamique toujours très puissante en Asie et par une croissance exceptionnelle aux Etats-Unis.

Le chiffre d'affaires du sellier de la rue du Faubourg Saint-Honoré, dans lequel LVMH a pris une participation de 20%, a atteint 637,1 millions d'euros, dépassant nettement le consensus des analystes interrogés par Reuters qui était de 583 millions d'euros.

Sa croissance à taux de change constants a atteint 20,7%, un chiffre lui aussi largement supérieur aux attentes (+14%), une performance d'autant plus remarquable que la hausse avait déjà atteint 20% un an auparavant.

"Les chiffres sont encore impressionnants après les records de l'année précédente", relèvent les analystes d'UBS.

Le gérant du groupe de luxe mondialement connu pour ses sacs de cuir et ses foulards de soie a déclaré à Reuters lors d'une interview que les ventes du mois d'avril s'étaient inscrites "dans la lignée" de celles du premier trimestre.

Patrick Thomas a également indiqué que la rentabilité opérationnelle du groupe en 2011 serait proche de celle de 2010, précisant cependant qu'elle pourrait être "légèrement inférieure si les ventes devaient légèrement se tasser en cours d'année".

La marge opérationnelle d'Hermès avait atteint un niveau record à 27,8% en 2010, portée par un taux de croissance record lui aussi (+19% à changes constants).

HAUSSE DU SECTEUR EN BOURSE

Le marché a salué ces chiffres, qui ont dopé l'ensemble des titres du secteur du luxe en Europe mercredi.

Hermès s'est adjugé 3,31% à 167,05 euros en clôture, tandis que les suisses Richemont et Swatch ont avancé de 1,55% et 1,66% respectivement. LVMH, dopé par les bons résultats de Bulgari, le joaillier italien qu'il est en passe de racheter, a pris pour sa part 2,29% à 123,05 euros.

En début d'après-midi, l'action Hermès a touché un plus haut de 174,60 euros, soit une hausse de près de 8%, dopée par des rachats de positions à découvert, selon des traders. Day by Day, le bureau d'analyse graphique, estime qu'après avoir franchi son seuil de 167,35 euros, son prochain objectif est à 182,40 euros.

Pour l'ensemble de l'exercice 2011, Hermès juge "difficile" de faire des prévisions "en raison des incertitudes liées à l'environnement géopolitique et économique et plus particulièrement à l'évolution du marché japonais".

Il confirme cependant son objectif annuel de progression de son chiffre d'affaires de 8% à 10% à taux de change constants, un objectif jugé extrêmement prudent par les analystes.

Comme LVMH (propriétaire de Louis Vuitton) ou PPR (propriétaire de Gucci), les ventes d'Hermès sont portées par une très forte demande asiatique mais aussi par une très vigoureuse reprise du marché américain.

Au Japon, ravagé le 11 mars par un séisme et un tsunami dans le nord-est du pays, les ventes ont été quasiment stables (+0,3% à taux de change constants) tandis qu'elles ont grimpé de 27,3% dans les autres pays d'Asie et décollé de 33% aux Etats-Unis.

La dynamique n'a pas faibli non plus en Europe, où la progression des ventes a atteint 19,4% dans l'Hexagone et 21% sur le reste du continent.

Les parfums et les montres (10% du chiffre d'affaires) ont signé des croissances supérieures à 30%, les ventes de soie et textile (12% du CA) ont enregistré une hausse de 25,5%, celles des vêtements et accessoires (20% du CA) ont progressé de 21% et celles de la maroquinerie (48% du CA) de 16,6%.

La croissance organique d'Hermès est comparable, au premier trimestre, à celle du pôle luxe de PPR, mais le groupe dirigé par François-Henri Pinault a bénéficié d'une base de comparaison nettement plus favorable (+6% seulement il y a un an).

LVMH, numéro un mondial du luxe, qui ne divulgue par les chiffres de sa marque phare Louis Vuitton, a quant à lui fait état d'une croissance organique de 14% pour l'ensemble de son pôle mode-maroquinerie.

Avec Juliette Rouillon, édité par Gilles Guillaume

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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