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Havas : Publicis fait mieux que prévu au 4e trimestre

Publicis fait mieux que prévu au 4e trimestrePublicis fait mieux que prévu au 4e trimestre

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Publicis compte revenir dans la course cette année en prenant le large sur ses concurrents dans le numérique grâce à l'acquisition de Sapient, tournant la page d'un exercice 2014 éprouvant qui s'est cependant conclu par un dernier trimestre meilleur que prévu.

Le numéro trois mondial de la publicité mise sur une accélération progressive de sa croissance qui devrait être au moins équivalente à celle du marché en 2015, estime son président du directoire Maurice Lévy.

"Je pense qu'on sera dans le marché et que probablement, à partir de la fin de l'année, (...) on commencera à surperformer sur l'ensemble de nos concurrents", a déclaré le dirigeant à des journalistes.

ZenithOptimedia, filiale de Publicis, anticipe une hausse du revenu des agences publicitaires comprise entre 3,0% et 3,5% cette année.

"On va connaître un premier trimestre qui va être plutôt lent, en retrait probablement", a toutefois prévenu Maurice Lévy qui a promis une amélioration au fil des trimestres suivants.

Eprouvé par l'échec de son projet de fusion avec l'américain Omnicom et les difficultés de son agence numérique vedette Razorfish, le groupe français espère redresser la barre en intégrant cette année les équipes de l'américain Sapient et leurs compétences en matière de conseil et de technologies.

Le rachat pour 3,7 milliards de dollars de l'une des dernières grandes agences indépendantes dans le numérique doit permettre à Publicis de dégager dès cette année plus de 50% de ses revenus dans le segment à forte croissance du numérique, une transformation qui devrait conduire à une revalorisation du titre en Bourse, estime Maurice Lévy.

UN 4E TRIMESTRE SUPÉRIEUR AUX ATTENTES

Publicis mise également sur une conjoncture macroéconomique plus favorable dans un secteur où investissements des annonceurs et anticipations en matière d'évolution de l'économie sont fortement corrélées.

"Les Etats-Unis sont ceux qui donnent actuellement un sentiment d'une croissance solide, robuste, saine (...) Quand les Etats-Unis marchent et en plus avec un dollar qui s'affermit, cela veut dire qu'on va assister à une reprise de leur premier partenaire qui est l'Europe", a estimé le dirigeant de Publicis qui dégage près de la moitié de ses revenus en Amérique du Nord.

Au quatrième trimestre, les pays européens ont vu leur chiffre d'affaires se contracter de 1,0%, une contre-performance contrebalancée par le bond de 10,3% de l'activité dans les pays émergents, ce qui a permis à Publicis de dépasser les attentes du marché avec une croissance organique de 3,2%.

Grâce à cette fin d'année meilleure que prévu, le groupe publicitaire totalise en 2014 un chiffre d'affaires de 7,25 milliards d'euros, contre 7,17 milliards d'euros attendu en moyenne, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Sa croissance organique est ressortie à 2,0% alors que des estimations d'analystes allaient de 1,4% à 1,9%. Elle est cependant très inférieure à celle de son ex-fiancé Omnicom qui a fait état mardi d'une progression de 5,7%, un chiffre partiellement comparable en raison de méthodes de calcul différentes.

Le français Havas publie son chiffre d'affaires annuel ce jeudi après la clôture et le numéro un mondial WPP le 9 mars.

En dépit de la progression modeste de son chiffre d'affaires, Publicis a limité la baisse de son taux de marge opérationnelle ressorti à 16,4% contre 16,5% en 2013.

Publicis prévoit d'augmenter le dividende versé à ses actionnaires de 1,10 à 1,20 euro par action.

Le titre avait clôturé mercredi en baisse de 0,3% à 67,05 euros, donnant une capitalisation boursière de 14,8 milliards. Il gagne plus de 12% depuis le début de l'année après avoir cédé 10% en 2014, des investisseurs faisant le pari d'un rebond.

(Edité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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