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Havas : Le nouveau directeur général d'havas mise sur les acquisitions

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par Gwénaelle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Le nouveau directeur général d'Havas David Jones veut mettre à profit la solidité financière retrouvée du groupe pour réaliser des acquisitions en ciblant en priorité les émergents et le numérique.

Le britannique âgé de 45 ans a été propulsé début mars à la tête du sixième groupe publicitaire mondial au moment où celui-ci décidait de reprendre le chemin de la croissance externe après cinq années dédiées au redressement de son bilan.

David Jones, qui occupait auparavant la fonction de PDG du réseau Havas Worldwide, ne se fixe toutefois aucune contrainte de calendrier, le groupe ayant payé cher par le passé certaines acquisitions, ni de règle établie concernant la taille des opérations.

"Depuis cinq ans, on a vraiment redressé la structure d'Havas", a-t-il dit dans un entretien accordé à Reuters, en rappelant que le groupe était passé de 750 millions d'euros de dettes à 750 millions de trésorerie.

"Cela nous donne les moyens de développer une stratégie de croissance externe mais ce qui est primordial, c'est qu'on dépense cet argent de manière intelligente", a-t-il ajouté.

Havas, qui s'est fixé pour objectif d'atteindre un revenu de 2,5 milliards d'euros d'ici trois ans contre 1,6 milliard en 2010, veut notamment accroître sa présence sur les marchés émergents en forte croissance qui ont représenté seulement 13% de son activité l'an dernier.

Le groupe publicitaire souhaite ainsi se renforcer en Amérique latine, une région où il est déjà relativement présent, et se développer en Asie, où il est déjà bien implanté en Chine mais beaucoup moins en Inde, a précisé David Jones.

Il souhaite également accélérer ses investissements dans le numérique, 19% du chiffre d'affaires en 2010 contre 9% en 2006, en visant notamment les réseaux sociaux ou les services destinés au téléphone portable. Ses points forts comme la santé ou les relations publiques sont aussi destinées à être consolidés.

RATTRAPER LE RETARD

Havas risque toutefois de se heurter à l'appétit de plus gros concurrents comme WPP ou Publicis qui bénéficient d'un temps d'avance en ayant investi depuis des années sur le numérique et les émergents alors qu'Havas était au régime forcé.

Tout en reconnaissant cet écueil, David Jones a fait valoir que face aux mastodontes du secteur, Havas était susceptible de séduire des vendeurs potentiels désireux d'intégrer un groupe aux dimensions plus réduites.

"Dans le numérique, il y a beaucoup d'opportunités différentes. A nous de faire mieux que nos concurrents pour identifier là où se jouera l'avenir", a-t-il également expliqué.

Interrogé sur la taille des opérations envisagées, il a répondu que le groupe était "ouvert à tout".

Le scénario d'un rapprochement avec le britannique Aegis n'est en revanche pas à l'ordre du jour, a-t-il précisé.

Le président du groupe, Vincent Bolloré, qui détient 32,9% d'Havas, possède également 29,2% de l'agence d'achats d'espaces, suscitant régulièrement des spéculations sur un possible rapprochement entre les deux groupes.

Si l'homme d'affaires avait envisagé cette possibilité il y a quelques années, "aujourd'hui il ne considère pas qu'il a besoin de faire" cette opération, a précisé David Jones.

Havas a fait état mercredi d'une croissance organique de 6,8% de son revenu au premier trimestre, soutenu par le dynamisme de l'Amérique du Nord et la reprise en Europe.

Interrogé sur les perspectives pour le deuxième trimestre et l'ensemble de l'exercice, David Jones n'a pas souhaité donner de prévisions chiffrées.

"Il y a beaucoup d'incertitudes concernant l'économie mondiale", a-t-il expliqué, ajoutant que si certaines sociétés avaient récemment annoncé de bons résultats, la dette souveraine des Etats-Unis pouvait susciter des inquiétudes de même que l'impact de la catastrophe au Japon ou des révolutions arabes.

"Il est très difficile de voir exactement comment l'année va se dérouler", a-t-il ajouté.

L'action d'Havas affiche une baisse de 2,54% depuis le début de l'année alors que l'indice sectoriel européen est à l'équilibre.

Edité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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