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Groupe eurotunnel : "l'action s'appuie sur plusieurs catalyseurs"

(Tradingsat.com) - Pas plus que les précédents, le sommet européen de la « dernière chance » des 8 et 9 décembre ne semble avoir apporté les réponses que les investisseurs espéraient. Le flou du dernier communiqué de la Réserve Fédérale américaine ne les satisfait pas non plus. Mais contrairement aux apparences, le moment est peut-être propice à l'achat d'actions dans une optique de moyen terme, comme l'explique Igor de Maack, co-gérant du fonds Centifolia Actions Françaises « Value », éligible au PEA, de DNCA Finance.

Tradingsat.com : Que pensez vous des résultats du dernier sommet européen ?

Igor de Maack : Il y eu des avancées significatives ces derniers mois. De nouveaux gouvernements ont pris la direction des opérations en Italie, en Grèce, en Espagne et en Belgique. La France, avec un deuxième programme d'austérité budgétaire, semble prendre la mesure de l'enjeu. Quant au dernier sommet européen, plutôt que de donner lieu à de grandes annonces, il a abouti à un résultat pragmatique, de bon sens, sur l'exigence d'une bonne gestion budgétaire des Etats sur une base de volontariat assortie d'un mécanisme renforcé de sanction et de supervision.

Tradingsat.com : Les investisseurs semblent attendre une intervention massive de la BCE.

Igor de Maack : Les investisseurs apprécient toujours l'idée d'une main invisible aux poches profondes qui fasse monter les marchés, sans se préoccuper de savoir si c'est le bon moyen de résoudre les problèmes à moyen terme. Tant que le processus de consolidation budgétaire européen n'est pas acté, la BCE ne peut se lancer dans une politique de rachat massif des dettes de la zone euro. Il faut laisser le temps au processus démocratique européen d'avancer. Sans oublier que dans cette crise de l'endettement, la zone euro affiche des statistiques macro-économiques (inflation, déficit budgétaire et dette publique) moins mauvaises que celles du Royaume-Uni ou des Etats-Unis. Le problème européen est d'ordre institutionnel. Il faut une meilleure convergence budgétaire, économique, fiscale. C'est justement l'objectif visé par le nouveau traité européen en préparation.

Tradingsat.com : Sur le plan boursier, à un peu plus de 3000 pts, quel est le potentiel du CAC 40 ?

Igor de Maack : Les valorisations traduisent une crise de confiance. L'indice se paye moins de 9 fois les résultats 2012, un niveau plutôt faible historiquement, mais qui pourrait le demeurer encore un certain temps compte tenu du contexte économico financier. Au vu des perspectives de ralentissement économique en Europe, les résultats des entreprises risquent en effet de demeurer sous pression. Une récession technique, sur quelques trimestres est déjà me semble-t-il anticipé, mais la grande question porte sur la durée et l'ampleur de cette récession. Reste que par rapport aux autres classes d'actifs, les actions européennes, qui sont les moins chères du monde, devraient toujours permettre d'espérer un retour sur investissement supérieur à celui offert par les emprunts d'Etat, notamment américain et allemand, sur le moyen terme.

Tradingsat.com : Le fonds Centifolia est-il très investi ou bien avez-vous augmenté la part des liquidités ?

Igor de Maack : Nous sommes investis à un niveau légèrement supérieur à 95%. Dans le cadre de notre gestion « value », centrée sur la recherche des sociétés jugées sous évaluées et ayant un bon potentiel de revalorisation, nous estimons que c'est dans ces phases là qu'il faut acheter des actions. Il y a de très belles entreprises, peu chères, bien capitalisées, dont l'activité est résiliente et/ou qui sont exposées aux zones géographiques de croissance disposant d'un niveau de cash flow suffisant pour leur permettre soit de verser des dividendes, soit de saisir des opportunités de croissance externes. L'investisseur n'est pas décidé aujourd'hui à regarder les fondamentaux des entreprise, mais la solidité du bilan, qui détermine le montant de cash que la société va retourner aux actionnaires, reste un argument de poids pour attendre des jours meilleurs…

Tradingsat.com : Quelles sont les sociétés qui regroupent ces qualités par exemple ?

Igor de Maack : Sanofi, Total, France Télécom figurent parmi nos principales positions. Sanofi est l'une des trois seules valeurs du CAC 40 en progression depuis le début de l'année. La pharmacie sort du purgatoire dans lequel la concurrence générique l'avait placé. Le prix toujours élevé du baril garantit à Total un bon niveau de rentabilité pour ses nouveaux gisements et ses investissements. Et France Télécom est sans doute l'acteur des télécommunication qui a le moins à craindre de l'arrivée de Free Mobile, d'autant qu'Orange a signé un accord d'itinérance avec le nouvel entrant. Le groupe conserve par ailleurs suffisamment de latitude financière pour continuer à rémunérer très correctement ses actionnaires (1,4€/action).

Tradingsat.com : Et parmi les petites et moyennes capitalisations ?

Igor de Maack : Nous apprécions des sociétés comme LDC, Steria, Fleury Michon, ou bien encore Groupe Eurotunnel, CGG Veritas. Ce dernier bénéficie d'un environnement favorable aux études sismiques. Après avoir bénéficié de sa restructuration financière, Eurotunnel s'appuie aujourd'hui sur d'autres catalyseurs : le cartélisation du trafic transmanche, les difficultés de la compagnie de ferries SeaFrance, les jeux olympiques de Londres. C'est un bon exemple de compromis d'investissement : le groupe est certes endetté, mais n'a aucun problème d'échéance, engendre du free cash flow, et les tarifs perçus sur le trafic Eurostar sont indexés sur l'inflation. En conclusion, si vous n'arrivez pas à réunir tous les critères, dans ces périodes d'incertitude et de désendettement global des économies, il vaut mieux ne pas cumuler le risque d'endettement et le risque cyclique.

Propos recueillis par François Berthon


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