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Euler hermes group : Rebond marqué de la croissance française au 2e trimestre

Marché : Hausse du PIB français de 0,5% au 2e trimestreMarché : Hausse du PIB français de 0,5% au 2e trimestre

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - L'économie française a rebondi plus fortement que prévu au deuxième trimestre, portée par une consommation des ménages et une production industrielle dynamiques ainsi qu'un environnement plus favorable chez ses principaux partenaires européens.

Mais l'investissement, en recul continu depuis 18 mois, reste un point noir, alors que son redémarrage est jugé essentiel pour que la reprise qui s'amorce soit durable et créatrice d'emplois.

Selon l'Insee, le produit intérieur brut de la France a progressé de 0,5% au deuxième trimestre, soit nettement plus que les 0,2% prévu par les économistes interrogés par Reuters, alors qu'il restait sur deux baisses consécutives de 0,2% aux trimestres précédents.

La France enregistre ainsi son taux de croissance le plus élevé depuis celui de 1,1% au premier trimestre 2011, son retour en zone positive, après deux trimestres de baisse, marquant techniquement une sortie de récession.

L'Allemagne a fait état dans le même temps d'une hausse de 0,7% de son PIB au deuxième trimestre, là encore supérieure aux prévisions.

"On a la même bonne surprise en France qu'on a en Allemagne, mais aussi qu'on a eu en Italie et en Espagne, des chiffres meilleurs qu'attendu", estime Philippe Waechter, responsable des études économiques de Natixis Asset Management.

"On a une dynamique européenne qui a changé d'allure au printemps. Il y a des raisons spécifiques à chaque pays mais il y a aussi une diminution des incertitudes en Europe et on retrouve une situation plus normale" a-t-il ajouté.

LES DÉPENSES DES MÉNAGES EN HAUSSE

Le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici s'est félicité dans un communiqué de ce "très net rebond de la croissance" qui confirme "la sortie de récession de l'économie française".

L'acquis de croissance pour 2013, à savoir le niveau moyen de l'ensemble de l'année si la croissance des deux derniers trimestres devait être nulle, se situe à +0,1%, ce qui conforte la prévision de hausse de 0,1% du PIB pour cette année figurant dans le programme de stabilité du gouvernement, a-t-il dit.

Le ministre a encore souligné que l'économie française profitait "à la fois d'une amélioration de la conjoncture européenne et d'un raffermissement de la demande intérieure".

De fait, la contribution de cette dernière à la croissance du deuxième trimestre a été positive de 0,3 point.

Les seules dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,4% sur le 2e trimestre après leur recul de 0,1% sur janvier-mars, du fait de la mauvaise météo du printemps, qui s'est traduite par un bond de 2,4% des dépenses en énergie, mais aussi d'une reprise des achats d'automobiles (+2,1%), qui étaient en baisse constante depuis fin 2011.

La production de biens et services a progressé dans le même temps de 0,9% (dont +2,0% pour les biens manufacturés).

L'investissement (-0,5%) a accusé pour sa part un sixième trimestre consécutif de recul, celui des entreprises atteignant 0,1% et celui des ménages 1,7%.

L'EMPLOI RESTE EN BERNE

Pour Ludovic Subran, responsable des études de l'assureur crédit Euler Hermes, le rebond du PIB au deuxième trimestre montre que la politique du gouvernement de François Hollande, consistant à contenir les dépenses publiques plutôt qu'à les baisser et à préserver autant que possible la consommation peut suffire pour sortir la France de la récession.

"Elle peut nous porter encore un ou deux trimestres, mais la vraie question est la contribution du secteur privé et là, on n'y est pas encore", dit-il.

"Les conditions d'une reprise des investissements des entreprises ne sont pas là", estime l'économiste en soulignant le risque que, au-delà du rebond bienvenu du deuxième trimestre, la croissance française continue d'osciller autour de zéro "si on ne réussit pas à sécuriser la composante investissement".

Dans sa dernière note de conjoncture, publiée en juin, l'Insee tablait sur une stagnation du PIB au troisième trimestre une légère hausse (+0,1%) au quatrième.

Signe des difficultés persistantes des entreprises, l'Insee a annoncé mercredi matin que 27.800 emplois avaient été détruits dans le secteur privé en France au deuxième trimestre, soit plus que 8.300 du premier trimestre.

Dans un communiqué intitulé "une hirondelle ne fait pas le printemps", le Medef a pressé le gouvernement de mener des réformes structurelles "pour restaurer un niveau de croissance à la hauteur de l'ambition que la France doit se donner".

"Une croissance annuelle de 1,5% est nécessaire pour faire baisser le chômage. Une véritable reprise, pour des emplois durables, nécessitera plusieurs trimestres de croissance entre 0,5 et 1%", dit-il.

Edité par Yves Clarisse

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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