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E.on se : Lanterne rouge du DAX, dépréciations en vue

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(CercleFinance.com) - Lanterne rouge d'un indice allemand DAX 30 en baisse de 0,4%, l'action E.ON perdait plus de 5% de sa valeur jeudi matin à 9,2 euros. En cause : la modification du périmètre du projet de scission des actifs thermiques, dont sont désormais exclues les centrales nucléaires, et des dépréciations massives liées à la chute persistante des cours de l'électricité.

Ce matin, l'énergéticien E.ON a mis à jour son plan stratégique : tout d'abord, les centrales nucléaires resteront au sein du périmètre du groupe, ce qui engage la responsabilité d'E.ON pour la poursuite de leur fonctionnement comme pour les frais de démantèlement. Elles ne seront donc pas scindées du groupe comme les autres centrales électriques thermiques, qui seront regroupées au sein d'Uniper.

En cause : des difficultés avec Berlin. Selon le directeur général Johannes Teyssen, 'nous ne pouvons pas et nous ne voulons pas attendre des décisions politiques qui retarderaient la scission d'Uniper', une nouvelle loi sur le nucléaire étant en discussion au niveau du gouvernement, mais pas votée pour l'instant. M. Teyssen s'est vertement élevé contre le risque que la future loi ne sépare le contrôle des actifs nucléaires des responsabilités qui leur sont liées. Cette proposition lui paraît 'inconstitutionnelle', mais E.ON ne veut pas prendre le risque de longs contentieux et préfère 'sortir' les actifs nucléaires du périmètre du futur Uniper. Ces derniers seront logés dans une filiale d'E.ON baptisée PreussenElektra.

“Les autorités allemandes craignaient notamment que le groupe ne se défausse de la responsabilité du démantèlement des centrales nucléaires”, expliquent ce matin les analystes d'Aurel BGC.

E.ON entend donc toujours se séparer, en 2016, de la majorité du capital de sa division Uniper qui regroupera ses centrales électriques thermiques dites “à flamme” (à charbon et à gaz) ainsi que les activités de négoce, mais plus les réacteurs nucléaires, selon l'annonce du jour. Le groupe entend donc toujours se focaliser sur les énergies renouvelables, les réseaux et les services.

Autre annonce défavorable : le groupe ajoute aussi qu'il va passer sur ses comptes du 3ème trimestre 2015 des provisions pour dépréciation d'un montant compris entre cinq et dix milliards d'euros. En cause : les prix de gros toujours bas de l'énergie électrique et des autres matières premières 'ainsi que les conséquences des insuffisances politiques et réglementaires et leur impact sur notre rentabilité'.

En Allemagne, sur le marché EEX, le prix à terme de l'électricité matérialisé par le 'future' sur le calendrier 2016 (une des échéances négociées) cote à peu plus de 30 euros/MWh, soit plus de 4 euros/MWH que son niveau d'un an plus tôt. Ce faisant, le cours du calendrier 2016 continue de dégringoler, puisqu'il était de plus de 60 euros/MWh à la fin de l'année 2010.

Enfin, la direction d'E.ON a malgré tout réaffirmé les objectifs 2015, à saisir un excédent brut d'exploitation (EBITDA, en anglais) de 7 à 7,6 milliards d'euros et un résultat net récurrent de 1,4 à 1,8 milliard. Le dividende a également été confirmé.



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