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Engie : GDF Suez prévoit une année 2013 difficile

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - GDF Suez a publié mercredi des résultats dopés par les tarifs du gaz en France mais a fait savoir qu'il prévoyait une année 2013 difficile en raison du contexte économique en Europe, qui met sous pression ses marges dans la production d'électricité.

L'énergéticien a en outre réaffirmé son soutien à la stratégie de Suez Environnement, dont il est le premier actionnaire avec 36% du capital, après un projet avorté de rapprochement de la société avec Veolia qui a alimenté les spéculations autour de son désengagement.

"Les conditions de marché en Europe sont difficiles et nous ne prévoyons pas d'amélioration (...) dans un futur proche. Nous anticipons par conséquent une année 2013 difficile", a déclaré lors d'une conférence avec les analystes son PDG, Gérard Mestrallet, précisant que GDF Suez miserait sur ses réductions de coûts pour faire face à cette situation.

Le groupe donnera des précisions sur son plan d'économies et sur ses perspectives lors d'une journée investisseurs prévue le 6 décembre, a-t-il ajouté.

Gérard Mestrallet a également estimé que le modèle économique de Suez Environnement était "parfaitement valide" dans l'environnement actuel. "Rien n'a changé dans l'attitude de GDF Suez vis-à-vis de Suez Environnement, nous soutenons sa stratégie."

GDF Suez a confirmé viser pour 2012 un résultat net récurrent part du groupe compris entre 3,7 milliards et 4,2 milliards d'euros, un résultat brut d'exploitation (Ebitda) d'environ 17 milliards et un dividende ordinaire au moins stable par rapport à 2011.

Le groupe va cependant subir un impact négatif de la fiscalité en France d'environ 100 millions d'euros sur son résultat net 2012 et l'arrêt des centrales de Doel 3 et Tihange 2, en Belgique, jusqu'à la fin de l'année.

Vers 9h35, l'action GDF Suez progressait de 1,41% à 17,96 euros pendant que le CAC 40 gagnait 0,61%.

LA DETTE SE CREUSE

Les ventes du groupe ont atteint 70,9 milliards d'euros à fin septembre, en hausse de 8,4% (+6,9% en organique) tandis que son Ebitda s'est établi à 12,8 milliards, en croissance de 5,8% (+5,8% en organique également).

GDF Suez bénéficie en particulier de la comptabilisation de la hausse rétroactive des tarifs du gaz en France au titre du 4e trimestre 2011, décidée cet été par le Conseil d'Etat, estimée à 212 millions d'euros.

Le plafonnement des tarifs imposé par le nouveau gouvernement se traduit a contrario par un manque à gagner de 34 millions d'euros à fin septembre.

Hors impact climatique et effets liés aux tarifs du gaz en France, l'Ebitda enregistrerait une croissance limitée à 1%, à 12,6 milliards d'euros.

La dette nette de GDF Suez s'établit à 45,9 milliards d'euros, se creusant de 8,3 milliards par rapport à fin 2011 en raison du rachat des intérêts minoritaires du britannique International Power, bouclé fin juin.

Le groupe confirme cependant viser pour 2012 un ratio dette nette/Ebitda autour de 2,5, contre 2,67 à fin septembre, et une notation de catégorie "A".

Isabelle Kocher, la directrice financière, a indiqué lors de la conférence téléphonique que des cessions "significatives" pourraient avoir lieu d'ici à la fin de l'année.

GDF Suez a annoncé au printemps une accélération de son programme de ventes d'actifs pour financer le rachat des minoritaires du britannique International Power.

Ce nouveau programme, de trois milliards d'euros, s'est ajouté à celui de 10 milliards déjà engagé pour la période 2011-2013 et dont les deux tiers étaient réalisés à fin 2011.

GDF Suez confirme également que ses investissements bruts devraient atteindre 10 à 11 milliards hors rachat des minoritaires d'International Power.

Il avait annoncé cet été que ces investissements devraient rester en 2013 et 2014 dans le bas de la fourchette de 9 à 11 milliards annuels qu'il avait annoncée pour 2012-2015.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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