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Eiffage : L'abandon de l'écotaxe menace Eiffage et Vinci

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(CercleFinance.com) - A la Bourse de Paris, l'indice CAC 40 est mal orienté sur la semaine (- 4%), mais les actions Vinci (- 59%) et Eiffage (- 11,6%) le sont plus encore. En effet, ces deux groupes sont fortement exposés aux concessions autoroutières, qui pourraient être mises à contribution par l'Etat après le report “sine die” de l'écotaxe par le ministère de l'Ecologie. Les analystes de Bryan Garnier estiment cependant que le gouvernement sera contraint de trouver un arrangement.

De concert avec le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, a hier 'pris acte des difficultés de mise en oeuvre de l'écotaxe', un système destiné à faire payer aux poids-lourds leur usage de l'ensemble du réseau routier qui suscitait aussi la grogne des routiers. Le bureau d'études Bryan Garnier calcule que les recettes brutes de ce système étaient estimées à 600 millions d'euros par an.

En conséquence, les ministres ont décidé de 'suspendre sine die le dispositif de l'écotaxe' et de chercher des solutions alternatives. Parmi les pistes “suggérées” par Ségolène Royal : taxer spécifiquement les concessionnaires autoroutiers, dont les taux de marges élevés ont été récemment critiqués par un rapport de l'Aurorité de la concurrence. La ministre a incidemment précisé que ces sociétés réalisent 8,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires pour environ deux milliards de bénéfices.

Une éventualité qui n'est pas sans conséquence pour Eiffage et Vinci. En effet, si en CA le BTP domine au sein des deux groupes, la majorité des résultats provient, elle, des branches concessions et notamment des autoroutes,comme APRR pour Eiffage ainsi qu'ASF, Cofiroute et Escota pour Vinci.

Les analystes de Bryan Garnier se sont livrés ce matin à des estimations : en cas de mise en place d'une taxe “autoroutes” sans compensations, la valeur-cible de l'action Vinci serait réduite de quatre euros, et celle d'Eiffage de six euros.

Mais attention : le bureau d'études précise qu'il s'agit là de son “scénario du pire”, et non du scénario central le plus probable. 'Par le passé, la mise en place de taxe (sur les autoroutes) a toujours été contrebalancée soit par des hausses de tarifs, soit par l'extension de la durée des concessions', rappelle la note.

En effet, les contrats liant les compagnies à l'Etat stipulent que les hausses d'imposition doivent être compensées. 'Même l'Autorité de la concurrence a reconnu que le cadre juridique des concessions était particulièrement verrouillé', rappelle Bryan Garnier.

En outre, le risque qu'une taxe autoroutière non compensée soit rejeté par le Conseil constitutionnel 'est élevé', estiment les analystes. Le gouvernement sera donc, selon Bryan Garnier, contraint de trouver un arrangement.

Au final, Bryan Garnier laisse inchangés ses objectif de cours sur les titres Vinci (53 euros) et Eiffage (50 euros), mais le contexte demeurant menaçant et la visibilité faible, les conseils “neutre” sont aussi confirmés.


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