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Edf : Londres dévoile ses projets d'un avenir nucléaire

Londres dévoile ses projets d'un avenir nucléaireLondres dévoile ses projets d'un avenir nucléaire

par John McGarrity et Oleg Vukmanovic

LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne a dévoilé mardi ses ambitions nucléaires, engageant des fonds dans un secteur dont elle attend 40.000 emplois nouveaux ainsi qu'une réduction des émissions de CO2 et de la dépendance à de coûteuses importations énergétiques.

A la différence de pays comme l'Allemagne qui ont dit non au nucléaire après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, la Grande-Bretagne entend bien développer ses ressources en la matière.

Suivant le rapport sur la Stratégie nucléaire industrielle, Londres compte créer jusqu'à 16 gigawatts de nouvelles capacités de production d'électricité tirée du nucléaire et consacrera plus de 40 millions de livres à la recherche-développement.

EDF a obtenu la semaine dernière le feu vert du gouvernement britannique à un projet de construction d'une nouvelle centrale nucléaire qui pourrait être la première à ouvrir au Royaume-Uni depuis près de 20 ans.

EDF veut construire deux réacteurs mais, au vu d'un coût estimé à 14 milliards de livres (16,5 milliards d'euros), il vaut avoir l'assurance de rentabiliser son investissement par le biais d'une garantie de l'Etat de soutenir les prix de l'énergie.

EDF veut un prix garanti (strike price) d'au moins 100 livres par mégawatt/heure (MWh), alors que le gouvernement britannique préférerait autour de 80 livres, selon des sources industrielles et des analystes.

Le ministre des Finances George Osborne a dit mardi à des parlementaires que les deux parties voulaient parvenir à un accord.

"Il est évident que la négociation entre EDF et le gouvernement est dure, concernant le bon prix garanti et tout ce qui s'ensuit. Mais je pense qu'EDF et le gouvernement britannique veulent voir le projet aller de l'avant suivant des conditions justes pour chacun", a-t-il déclaré.

Le japonais Hitachi a également des vues sur le parc énergétique britannique, qui a besoin d'une remise à neuf pour atteindre des objectifs écologiques en 2020 et au-delà.

Deux centrales thermiques vieillissantes sont ainsi passées à la casse ce mois-ci, suivant un projet de démantèlement qui retranchera 20% environ aux capacités électriques de la Grande-Bretagne d'ici 2020.

L'Ofgem, l'organisme de tutelle du secteur de l'énergie britannique, estime que les capacités de production inemployées tomberont à 4% seulement sur la période 2015-2016 contre 14% l'an passé.

EDF peut espérer un chiffre d'affaires de l'ordre de 88 milliards de livres de ses deux réacteurs de 1.600 mégawatts prévus en Grande-Bretagne, sur la base - entre autres hypothèses - d'un prix garanti de 100 livres par MWh sur 35 ans, estime Roland Vetter, directeur des études de CF Partners.

Londres espère que les deux nouveaux réacteurs, qui seront bâtis à Hinkley Point C, dans le sud-ouest de l'Angleterre, entreront en service durant la première moitié des années 2020.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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