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Edf : La France pourra exporter du gaz vers l'Allemagne en 2016

La France pourra exporter du gaz vers l'Allemagne en 2016La France pourra exporter du gaz vers l'Allemagne en 2016

par Michel Rose

CREPY-EN-VALOIS Oise (Reuters) - Un gazoduc actuellement en construction au milieu des champs de betteraves de Picardie va relier le terminal méthanier de Dunkerque à l'Allemagne, offrant à ce pays dépendant du gaz russe une alternative d'approvisionnement.

La France est divisée en deux zones d'approvisionnement de gaz, qui ont récemment expérimenté d'importants écarts de prix. Le sud du pays dépend principalement des prix mondiaux du GNL (gaz naturel liquéfié, transporté dans des méthaniers) tandis que la zone Nord est approvisionnée par gazoduc.

Pour l'opérateur français de distribution GRTgaz, contrôlé par GDF Suez, le nouveau gazoduc doit d'abord recevoir le gaz naturel liquéfié (GNL) du futur terminal méthanier d'EDF et améliorer le transport de gaz en France.

"L'Arc de Dierrey, c'est la première étape d'un grand programme qui permet d'unifier la zone de marché française (...) Par ailleurs il contribue aussi à un autre service d'avenir, c'est que la France soit une porte d'entrée du gaz en Europe", explique Olivier Aubert, directeur de l'offre de GRTgaz.

"Le marché le plus important, qu'on a tous en tête, c'est l'Allemagne, parce que c'est un marché qui est 1,5 fois plus gros que le marché français", ajoute-t-il.

L'Arc de Dierrey, artère longue de 300 km, partira de Picardie vers la Champagne-Ardenne, où il se connectera à un tronçon déjà existant et relié à l'Allemagne.

La construction du gazoduc, dont la mise en service est prévue pour 2016, un an après le démarrage du terminal de Dunkerque, fait écho aux tensions d'approvisionnement qui pourraient découler de la crise entre la Russie et l'Ukraine.

L'Allemagne est dépendante de la Russie pour 36% de sa consommation de gaz et ne possède aucun terminal méthanier sur sa façade maritime. Elle pourra s'approvisionner en GNL auprès de la France, de la Belgique ou des Pays-Bas.

SUBVENTIONS EUROPÉENNES

Le GNL, du méthane liquéfié afin de le transporter par bateau, permet de réduire la dépendance des pays importateurs d'hydrocarbures en diversifiant les sources d'approvisionnement.

Mais il n'est aujourd'hui pas compétitif face au gaz russe, ses prix ayant grimpé depuis la catastrophe de Fukushima, qui a provoqué une hausse des importations de gaz au Japon pour compenser l'arrêt de la totalité de ses réacteurs nucléaires.

En France, les trois terminaux méthaniers actuels, situés à Montoir-de-Bretagne, Fos-Cavaou et Fos-Tonkin, tournent pour l'instant en sous-régime. Mais GRTgaz entend parier sur le long terme.

La compétitivité du GNL pourrait se rétablir avec l'ouverture de nouveaux terminaux en Australie et aux Etats-Unis, qui exporteraient leur gaz de schiste, ce qui rendrait l'investissement de GRTgaz encore plus stratégique, selon Olivier Aubert, qui insiste sur le marché en Europe centrale.

"Il y a d'autres pays de l'Est qui souhaiteraient avoir accès au GNL, notamment pour des questions de diversification d'approvisionnement et surtout de route, qui est quand même le point clé aujourd'hui de ces pays-là qui ont accès au gaz russe uniquement par une voie qui traverse l'Ukraine", dit-il.

L'Arc de Dierrey, dont la construction a commencé en mars, a obtenu 77 millions d'euros de subventions européennes, sur un montant total de 635 millions d'euros, pour sa contribution à la réduction de la dépendance énergétique de l'Europe.

GRTgaz devra cependant régler le problème de l'"odorisation" du gaz, auquel un liquide odorant est injecté dans le réseau de distribution pour détecter facilement les fuites. Cette opération, réalisée dans les terminaux méthaniers en France, ne peut être effectuée qu'à l'entrée des villes en Allemagne comme dans la majorité des pays européens.

(Marion Douet pour le service français, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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