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Edf : Risques sous-estimés selon UBS, qui passe à la vente

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(CercleFinance.com) - UBS ne croit plus du tout dans les perspectives d'EDF et a abaissé de 'neutre' à 'vendre' son conseil sur la valeur du groupe énergétique français. Selon eux, le marché 'sous-estime les conséquences de la faiblesse des prix de l'électricité et de la libéralisation du marché'. UBS indique aussi que la balle est dans le camp de l'Etat, actionnaire très majoritaire du groupe. L'objectif de cours est sabré de 19 à 8 euros.

A la Bourse de Paris ce matin, l'action EDF recule de 4,5% à 10,1 euros, ce qui en fait - et de loin - la lanterne rouge d'un indice SBF 120 quasi-stable.

Les analystes soulignent d'abord les conséquences de la baisse des prix de marché de l'électricité (- 35% en 2015) sur les résultats du groupe électronucléaire français, que selon eux le marché ne prend pas en compte à leur juste mesure. De plus, la phase de libéralisation dans laquelle le marché électrique entre en 2016 'va exposer davantage la production nucléaire d'EDF aux fluctuations des prix du marché'.

Le scénario de base d'UBS repose sur l'absence de redressement des prix électriques à terme, les mesures d'économies déjà annoncées et une absence d'intervention de l'Etat (visant notamment à changer le cadre réglementaire actuel), qui détient 85% environ du capital d'EDF.

Dans ce cas, l'excédent brut d'exploitation (EBITDA, en anglais) est promis à une chute de l'ordre de 30%, les comptes pourraient virer au rouge en 2018 (sauf changement de la réglementation ou fort rebond des prix électriques), et aucun dividende en cash ne serait payé de 2018 à 2020, redoute UBS.

En effet, dans ces conditions, le groupe risque de ne pouvoir financer son ambitieux plan d'investissement (plus de 100 milliards d'euros sur dix ans), le 'gap' étant évalué à 15 milliards d'euros. Le groupe pourrait se trouver en situation de cash flow libre négatif (hors cessions) jusqu'en 2020. D'où un risque sur la dette et le bilan.

UBS évoque aussi un scénario qui, quoique moins probable, est cependant plus optimiste. Encore faudrait-il qu'EDF demande de l'aide à l'Etat, par exemple en obtenant une révision du contexte réglementaire actuel des tarifs nucléaires, voire 'une renationalisation complète'. Ou alors en introduisant en Bourse 'des actifs de qualité' comme les réseaux et les divisions consacrées aux énergies renouvelables. Ou encore en accroissant le nombre de cessions.


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