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Edf : Des actionnaires salariés d'EDF demandent un retrait de la cote

Des actionnaires salariés d'EDF demandent un retrait de la coteDes actionnaires salariés d'EDF demandent un retrait de la cote

PARIS (Reuters) - L'Etat français confond les intérêts de la filière nucléaire avec ceux d'EDF et devrait en conséquence être forcé à retirer l'entreprise de la Bourse, estiment mardi des actionnaires salariés opposés au projet de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR en Grande Bretagne.

"Alors que l'Etat détient près de 85% du capital, il se comporte comme le seul propriétaire d'EDF en se servant de l'entreprise comme d'un bras armé de sa politique industrielle" en soutenant le projet Hinkley Point, dénonce dans un tract l'association EDF Actionnariat Salarié (EAS).

"Le coût astronomique de l'opération obère l'avenir de l'entreprise", ajoute l'EAS, qui a demandé l'intervention de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Craignant notamment que pour financer le chantier d'Hinkley Point, EDF n'arrête de verser des dividende, les salariés et retraités du groupe représentés par l'EAS réclament au gendarme de la Bourse "qu'une offre publique de retrait soit proposée à l'assemblée des actionnaires minoritaires au cours d'introduction (32 euros)".

L'action EDF a fini mardi à 11,61 euros à la Bourse de Paris. Elle était tombé fin février à un plus bas historique de 9,13 euros.

La publication du tract de l'EAS intervient à la veille d'une réunion que François Hollande doit présider à l'Elysée sur le financement d'EDF.

Malgré les réserves des syndicats comme de certains investisseurs et la démission du directeur financier d'EDF début mars, le gouvernement français a maintenu sa volonté de mener à son terme le projet Hinkley Point.

Afin d'assurer le financement de celui-ci, une augmentation de capital pourrait être lancée et souscrite par l'Etat, ce qui diluerait d'autant la part des actionnaires minoritaires refusant de remettre au pot, échaudés par les déboires répétés du projet d'EPR à Flamanville (Manche).

(Geert De Clercq, avec Julien Ponthus pour le service français, édité par Marc Angrand)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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