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Direct energie : Direct energie reprend les 46% de verbund dans poweo

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par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Direct Energie, fournisseur français d'électricité et de gaz, a annoncé mercredi un accord en vue de racheter à l'autrichien Verbund sa participation de 46% dans Poweo pour 36 millions d'euros, soit 4,77 euros par titre.

Dictée par la nécessité d'atteindre la taille critique pour les fournisseurs alternatifs, cette opération donnera naissance à un groupe comptant plus d'un million de clients.

"C'est une opération on ne peut plus amicale (...), notre arrivée est une bonne nouvelle parce que Poweo n'avait plus d'actionnaire stratégique qui soit véritablement offensif et ambitieux", a déclaré lors d'un entretien accordé à Reuters Xavier Caïtucoli, PDG de Direct Energie.

"J'aimerais qu'on arrive à deux millions de clients à horizon 2015. C'est mon ambition pour l'entité combinée mais, pour l'instant, c'est à discuter avec nos partenaires", a-t-il ajouté.

A travers un projet de fusion, qui sera "rapidement mis à l'étude" mais dont les modalités ne sont pas dévoilées, le rachat des 46% de Verbund par Direct Energie ouvre la voie à la création du troisième opérateur énergétique français.

"La première chose qu'on s'apporte, c'est évidemment des économies d'échelle considérables", a déclaré Xavier Caïtucoli, sans toutefois chiffrer les synergies attendues.

La transaction, soumise au feu vert de l'Autorité de la concurrence, devrait être réalisée en octobre.

Direct Energie détiendra alors 46% de Poweo, Ecofin 25%, Luxempart 10%, le flottant s'élevant à 19%.

NOUVELLE DONNE AVEC LA LOI NOME

Verbund conserve la totalité du capital des sociétés qui détiennent les actifs de production thermiques ou les projets de Pont-sur-Sambre, Toul et Blaringhem, mais Direct Energie a souligné qu'il détiendrait avec Poweo une option de rachat de 100% de ces actifs.

Direct Energie envisage le maintien de la cotation de Poweo sur Alternext et rappelle qu'il n'a ni l'obligation ni l'intention d'acquérir des titres supplémentaires de Poweo et qu'il entend "concentrer exclusivement ses ressources financières sur le développement du groupe".

Vers 14h, le titre Poweo plonge de 10,51% à 4,94 euros, affichant néanmoins une hausse de 19,3% depuis le début de l'année et une capitalisation proche de 81 millions d'euros.

Des analystes basés à Paris ont souligné que le prix de rachat de la part de Verbund représentait une décote de 13,6% par rapport au cours de clôture de Poweo de mardi et que "le scénario d'une OPA qui se serait traduite par un retrait de la cote de Poweo et qui aurait permis aux actionnaires minoritaires de sortir du groupe avec une prime n'est plus d'actualité".

Poweo développe depuis 2005 un portefeuille de projets de capacité de production constitué pour l'essentiel de centrales thermiques de type CCGN, dont une de 412 MW déjà en service à Pont-sur-Sambre (Nord).

Tout comme Direct Energie, il ne dispose toutefois pas pour le moment de moyens de production suffisants pour lui permettre de concurrencer EDF et dépend essentiellement de l'opérateur historique pour s'approvisionner en électricité. Sur le marché de gros, le groupe doit ainsi revendre plus cher l'électricité qu'il a produite ou achetée à l'électricien public.

Mais la mise en oeuvre de la réforme du marché français (loi Nome) devrait changer la donne en permettant au futur ensemble Direct Energie-Poweo de racheter de l'électricité d'origine nucléaire auprès d'EDF à un prix fixé à 40 euros par mégawattheure depuis le 1er juillet, qui passera à 42 euros au 1er janvier 2012.

Prié de dire si ces prix permettraient au futur ensemble Direct Energie-Poweo de concurrencer EDF, Xavier Caïtucoli a déclaré : "Pour un opérateur véritablement efficace et qui maîtrise ses coûts de gestion, c'est possible."

Evoquant les seuls prévisions de Direct Energie, Xavier Caïtucoli a souligné que la loi Nome marquait une "rupture" pour le groupe, qui table sur un résultat brut d'exploitation positif au second semestre.

Avec Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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