Bourse > Dexia > Dexia : Négociations tous azimuts sur le démantèlement de dexia
DEXIADEXIA DEXB - BE0974290224DEXB - BE0974290224
12.020 € -5.06 %
12.550 €Ouverture : -4.22 %Perf Ouverture : 12.705 €+ Haut : 11.830 €+ Bas :
12.660 €Clôture veille : 4 243Volume : +0.00 %Capi échangé : 23 427 M€Capi. :

Dexia : Négociations tous azimuts sur le démantèlement de dexia

Négociations tous azimuts sur le démantèlement de dexiaNégociations tous azimuts sur le démantèlement de dexia

par Julien Ponthus et Philip Blenkinsop

PARIS/BRUXELLES (Reuters) - Les négociations pour aboutir à un démantèlement ordonné de Dexia se déroulent sur de nombreux fronts, dans une course contre la montre pour permettre au conseil d'administration de la banque franco-belge d'approuver une feuille de route samedi ou dimanche.

Plusieurs sources proches de la banque ont indiqué vendredi que la réunion du conseil, prévue samedi après-midi, pourrait être repoussée à dimanche pour donner plus de temps aux négociateurs, ou que le conseil pourrait siéger les deux jours.

Le sort de Dexia pourrait ainsi se jouer ce week-end alors que le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel évoqueront dimanche à Berlin la question plus vaste d'une recapitalisation coordonnée des banques européennes.

Les négociateurs doivent parvenir à une quadrature du cercle qui inclut à la fois des solutions séparées pour les principales filiales du groupe bancaire et la mise en place d'une structure de défaisance avec des garanties d'Etat françaises et belges.

Le régulateur belge a demandé la suspension de la cotation du titre Dexia jusqu'à lundi matin, une échéance qui permet à la banque de pouvoir informer correctement les investisseurs quant à son devenir.

En Belgique, le gouvernement a tenu vendredi matin un conseil des ministres restreint sur ce dossier qui l'oppose aux représentants des régions, qui veulent éviter la nationalisation de Dexia Banque Belgique.

Les trois régions belges, présentes au capital de Dexia avec une participation totale de 5,7%, souhaitent conserver leur mot à dire dans le financement des collectivités locales.

Egalement présents à travers Holding Communal et Arcofin, qui possèdent respectivement 14,1% et 13,8% du capital de Dexia, des collectivités locales et des syndicats belges ne souhaitent pas voir leur influence disparaître au sein de la banque en cas de nationalisation.

"UNE SEULE VOIX POUR LA BELGIQUE"

"Des pas réciproques ont été faits, il faut maintenant trouver une seule voix pour la Belgique", a déclaré le ministre-président de la région wallonne Rudy Demotte à des journalistes à l'issue d'une réunion avec Yves Leterme, le Premier ministre chargé des affaires courantes.

D'autres pistes semblent exister et le quotidien belge L'Echo mentionnait vendredi un possible rachat de Dexia Banque Belgique par de grands établissements bancaires européens, citant les noms de Santander, BBVA, HSBC, Deutsche Bank, Rabobank ou Société générale.

Yves Leterme doit s'atteler non seulement à convaincre les régions belges d'accepter un plan mais également l'Etat français, dont la participation cumulée à celle de la Caisse des dépôts (CDC) avoisine les 25%.

Yves Leterme et le ministre belge des Finances Didier Reynders ont prévenu jeudi le gouvernement français que la Belgique ne porteraient pas seule le fardeau.

Les deux pays doivent s'entendre sur les garanties de financement à accorder pour assurer le financement nécessaire à la liquidation progressive d'un portefeuille obligataire évalué à 95 milliards d'euros.

En France, le Premier ministre François Fillon a annoncé que la Caisse des dépôts dégagerait trois milliards d'euros pour assurer le financement des collectivités locales françaises en attendant qu'une nouvelle entité formée par la CDC et la Banque postale prenne le relais de Dexia.

Sur le front turc, le quotidien français Les Echos écrit que la banque russe Sberbank envisagerait de lancer une offre sur Denizbank, la filiale turque de Dexia qui, selon le journal, fait l'objet de plusieurs marques d'intérêt.

Du côté du Luxembourg, la rumeur selon laquelle le fonds souverain du Qatar serait en négociation avec le Grand Duché pour reprendre Dexia Banque Internationale à Luxembourg (BIL) gagne aussi du terrain, selon le journal luxembourgeois Le Quotidien.

Avec Matthieu Protard, Sophie Sassard et Jean-Baptiste Vey à Paris, Robert-Jan Bartunek à Bruxelles, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...